Devant la télé

Mardi 18 novembre 2008

Samedi soir. Confortablement installés dans le salon, mon Chéri et moi regardons « Qui veut gagner des millions ? ». Evidemment, nous nous débrouillons beaucoup mieux que les candidats, répondant sans problème à toutes les questions (en même temps, je dois avouer que ça a été plusieurs fois de gros coups de bluff pour ma part, ce qui ne m’empêchait pas de répondre avec aplomb aux remarques moqueuses de mon Chéri : « Mais non, je n’ai pas répondu au pif, je CONNAISSAIS la réponse ! »).

 
Moi : Chéri, tu sais quoi ? On devrait participer nous aussi.

 

Chéri : Mais tu sais, là, en ce moment, ils ne le passent plus à la télé, à part quelques soirées spéciales.

 

Moi : Oui mais ils le remettront bien un jour. Et à ce moment-là, on devrait participer.

 

Chéri (hésitant) : Je ne sais pas trop…

 

Moi : Et pourquoi pas ? En tout cas, moi, je pourrais le faire.

 

Chéri : Tu sais, ce n’est pas du tout la même chose de répondre tranquillement de chez soi.

 

Moi : Je suis sûre que je serais très détendue sur le plateau.

 

Chéri : Toi, détendue ? Tu tremblerais tellement fort que ça se verrait à l’antenne !

 

M. : N’importe quoi !

 

C. : Tu veux que je te rappelle de quoi tu avais l’air quand tu as lu ton poème à la fête de ta mère ?  (voir ici)

 

M. : Mais ça n’a rien à voir. D’abord, je n’aurais pas à faire un discours devant tout le monde et en plus à part toi, je ne connaîtrais personne dans la salle. Du coup, j’aurais beaucoup moins la pression !

 

C. : Parce que je serais dans la salle ?

 

M. : Evidemment, tu serais mon accompagnateur officiel. Jean-Pierre Foucault te présenterait et tu ferais coucou à la caméra et de temps en temps, il y aurait un zoom sur toi et tu sourirais pour montrer à quel point tu es fier de moi !

 

C. : Je vois ça d’ici.

 

M. : Le seul problème, c’est que tu ne pourrais pas communiquer avec moi.

 

C. : Et alors ?

 

M. : Et alors, tu ne pourrais pas m’aider pour les questions difficiles et j’aurais beaucoup de mal à atteindre le million !

 

C. : Mais  de toute façon, à part les jokers, tu n’as droit à aucune aide ! Si je t’aidais, ce serait de la triche.

 

M. : Et tu ne tricherais pas, toi pour gagner un million d’euros ? Non, mais, je suis sûr qu’on pourrait trouver un moyen de communiquer sans que les autres s’en rendent compte.

 

C. : En toussant, par exemple. Si je crois que la bonne réponse est A, je tousse une fois, si c’est B, deux fois etc.

 

M. : Mais oui !! Oh, Chéri, quelle idée géniale !

 

C. : Ce n’est pas la mienne, en fait. Ca a déjà été fait par un couple en Angleterre, je crois.

 

M. : Et alors, qu’est-ce qui s’est passé ?

 

C. : Ils ont gagné le million.

 

M. (rayonnante) : Alors, il s ne nous restent plus qu’à les imiter.

 

C. : Mais ils ont été démasqués juste après.

 

M. : Oh, non, quelle poisse ! Tu es sûr ?

 

C. : Comment crois-tu que je suis au courant ?

 

M. (déçue) : Bon, si je comprends bien, il faut trouver autre chose.

 

C. : A mon avis, tu ferais mieux de carrément laisser tomb….

 

M. : Ah, je sais ! Une oreillette ! J’aurais une oreillette et toi tu me guiderais grâce à un micro. Tu sais, comme le méchant dans Goldfinger.

 

C. : Dans ce cas, je ne pourrais pas être dans la salle.

 

M. : Mais tu DOIS être dans la salle. Il faut que tu aies les questions en même temps que moi.

 

C. : Et tu crois que les spectateurs à côté de moi ne se douteront de rien quand ils m’entendront dire dans un micro : « C’est la réponse C, Je répète réponse C» ?

 

M. : Oui, c’est un problème.

 

C. : Et en plus, tu as l’air de présupposer que je connais toutes les réponses et ce n’est pas le cas, je t’assure.

 

M. : Alors comment faire ? Ah l’idéal, ce serait que tu puisses avoir accès à Internet, comme ça tu chercherais la réponse si tu ne la connais pas.

 

C. : Donc, il faut faire entrer en douce dans la salle un micro et une connexion à Internet. C’est mission impossible, non ?

 

M. : Ah, mais j’ai une autre idée. Oui, celle-là est beaucoup mieux, je suis sûre que ça pourrait marcher !

 

C. : Je m’attends au pire.

 

M. : Je ferais du charme à Jean-Pierre Foucault, comme ça il donnerait les réponses !

 

C. : Quoi ?

 

M. : Mais oui, je mettrais un décolleté plongeant, je me ferais teindre en blonde (j’ai toujours remarqué que les hommes étaient toujours plus gentils avec les blondes), je lui ferais mon plus beau sourire et hop ! dans la poche, le Jean-Pierre !

 

C. : Bon, alors je ne parlerai pas de la légèreté avec laquelle tu dis à ton petit ami que tu vas séduire un autre homme mais je vois tout de même un défaut dans ton super-plan.

 

M. : Lequel ?

 

C. : Jean-Pierre Foucault n’a pas les réponses sur son écran avant que la réponse du candidat ne soit validée, sûrement pour éviter toute tentative d’aide de sa part. Donc, pour les questions difficiles, il ne pourra rien faire pour toi.

 

M. : Ah, zut ! Bon alors, il va falloir revenir à l’idée de l’oreillette. En la peaufinant un peu, peut-être….

 

C. : Mais au fait, il y a un autre problème auquel tu n’as pas pensé : la question de rapidité. Tu ne pourras jamais être sélectionnée.

 

M. : Tu rigoles ? Elles sont toujours faciles, ces questions-là.

 

C. : Oui, mais ce n’est pas le tout d’y répondre, il faut aussi être le plus rapide et quand je vois le temps que tu mets pour choisir une simple salade au supermarché… Non, laisse tomber, même avec une oreillette très perfectionnée, ça, tu m’y arriveras vraiment pas.

 

 

 

 

 

Par maguy
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Lundi 10 novembre 2008

Après avoir vu le film Prête-moi ta main sur TF1 hier soir

 

Moi : Dis donc, c’est complètement dingue, cette histoire ! Tu ferais ça, toi ?

 

Chéri : Quoi donc ?

 

Moi : Eh bien,  payer une femme pour faire semblant d’être ta fiancée.

 

Chéri (plongé dans un abîme de réflexion) : Hum…euh… non bien sûr que non.

 

Moi (incrédule) : Tu le ferais ?!!

 

C. : Je viens de te dire que non, tu connais le sens de ce mot ?

 

M. : Arrête, tu as réfléchi pendant une heure avant de répondre, bravo la spontanéité. Je pouvais presque entendre ton cerveau fonctionner : « Bon, la réponse est oui, mais si je lui dis ça, elle va encore râler, alors allons-y, un non catégorique avec un petit air indigné pour souligner la sincérité du propos. »

 

C. : Apparemment, c’était un mauvais calcul puisque tu râles quand même.

 

M. (triomphante) : Ah ! Alors tu le reconnais : tu serais prêt à le faire !

 

C. : Mais euh..enfin  ça dépend des circonstances. En temps normal, non, mais là, ce type, il y avait quand même sa mère et ses sœurs qui le harcelaient pour qu’il se marie, si on m’avait fait la même chose, peut-être que j’aurais réagi pareil.

 

M. : Tu aurais payé une femme pour qu’elle se fasse passer pour ta fiancée ?

 

C. : Je ne vois pas pourquoi ça te choque à ce point-là : je ne la paierais pas pour coucher avec moi, juste pour raconter à tout le monde  qu’elle est ma fiancée.

 

M. : Et tu irais jusqu’à combien ?

 

C. : Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ?

 

M. : Pour voir combien je peux me faire sur ce coup-là.   

 

C. : Quoi ?

 

M. : Eh bien oui : si tu es prêt à payer pour être avec une femme, je serais bien bête de ne pas en profiter.

 

C. : Mais ce n’est pas du tout ce que j’ai dit, j’ai juste dit que…

 

M. : Tu as dit que tu étais prêt à payer une femme pour qu’elle répande la rumeur qu’elle est ta fiancée. Je veux bien le faire contre rémunération.

 

C. : Mais toi, tu ES ma fiancée.

 

M. : Oui, et selon toi, cela mérite une compensation financière. Je n’avais pas vu les choses sous cet angle mais si tu insistes…

 

C. : Non, moi, tout ce que j’ai dit, c’est qu’à la place de ce type, je ferais la même chose. Mais je ne suis pas à sa place : personne ne fait pression sur moi pour que je me marie et donc je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour la faire passer pour ma femme.

 

M. : Bon, ça valait le coup d’essayer.

 

C. : D’ailleurs, dans ce film, c’est le personnage d’Alain Chabat que je plains le plus : sa soi-disant fiancée lui en fait quand même voir de toutes les couleurs. Franchement, je sais bien que c’est ce qu’il lui demandait de faire mais je suis effaré par la facilité qu’elle avait à se montrer odieuse. Je ne pensais pas qu’une femme serait capable de se comporter comme elle l’a fait.

 

M. : Chéri, je crois que tu ne connais pas très bien les femmes. La plupart d’entre elles  ont beaucoup d’imagination quand il s’agit de faire souffrir quelqu’un qui les a blessées. Moi, par exemple, si je voulais être odieuse avec toi, je sais très bien ce que je ferais.

 

C. : Ah oui ? Et alors que ferais-tu ?

 

M. : Eh bien, d’abord, je mettrais des punaises dans toutes tes chaussures.

 

C. : Tu ferais ça ?!!

 

M. : Ce n’est que le début ! Je te cacherais ta voiture, aussi ! Et je déchirerais toutes tes revues de maths !

 

C. : Quoi ?

 

M. : Et j’appellerais ta sœur aussi !

 

C. : Ma sœur ?

 

M. : Oui, je lui dirais que tu lisais régulièrement son journal intime quand elle était ado.

 

C. : Mais je n’ai jamais fait ça !

 

M. : Et après j’appellerais ton patron !!

 

C. : Mon patron ?!!

 

M. : Et je lui dirais que ça fait des mois que tu complotes avec tes collègues pour prendre sa place ! Et ensuite, je….

 

C. : Ca va, ça va, j’ai compris ! Je m’incline devant autant de machiavélisme. Mais je dois dire que je suis estomaqué par ta capacité à trouver aussi spontanément autant de méchancetés.

 

M. : Spontanément ? Mais ce n’est pas du tout spontané ! C’est toi qui m’a provoqué en prétendant que les femmes étaient des êtres doux et gentils !

 

C. : N’empêche, je crois que je vais regarder soigneusement l’intérieur de mes chaussures avant de les mettre. Et tant que j’y suis, je vais planquer mes clefs de voiture !

 

 

 

 

 

Par maguy
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Mercredi 5 novembre 2008

Mon Chéri et moi sommes devant la télé et regardons Desperate housewives.

 

Moi : Chéri ?

 

Chéri : Oui ?

 

Moi : Tu regardes la série, non ?

 

Chéri : Oui, bien sûr !

 

M. : Parce que j’ai l’impression que tu ne faisais pas très attention.

 

C. : Mais si, mais si.

 

M. : Si tu ne fais pas attention, tu vas être complètement perdu. Ca passe très vite d’un personnage à l’autre et il faut être sur le qui-vive pour ne rien manquer.

 

C. : Mais je t’assure que je suis très attentif.

 

La série continue. Je vois les yeux de Mon Chéri se fermer peu à peu et il commence à somnoler sur le sofa.

 

Chéri (se réveillant en sursaut) : Ah !!

 

Moi : Alors, bien dormi ?

 

Chéri : Mais je ne dormais pas.

 

M. : Tu veux rire ? Ca fait un quart d’heure que tu ronfles.

C. : Tu exagères.

 

M. : Pas du tout. Ca t’arrive pourtant rarement de t’endormir devant la télé. Et il n’est même pas encore 10 heures.

 

C. : Oui, c’est vraiment surprenant.

 

M. : Je ne comprends pas. Cette série est pourtant très bien faite, drôle et pleine de rebondissements. Comment as-tu pu t’endormir au moment où Gaby apprenait qu’Edie voyait Carlos ?

 

C. : Je me le demande.

 

M. : Il y a un problème ? Tu peux tout me dire, tu sais.

 

C. : Le problème, c’est qu’elle m’emmerde, ta série ! Susan va-t-elle choisir Ian ou Mike ? Est-ce que Lynette va tomber amoureuse du nouveau restaurateur ? Tout ça, je m’en fous ! Je m’ennuie comme c’est pas possible. C’est ma torture du mardi soir !

 

M. : Je ne comprends pas.

 

C. : Oui, je sais. Comment est-ce que je peux oser, une série aussi géniale où il se passe tellement de choses, etc.

 

M. : Non, pas ça. Je conçois parfaitement que tu ne l’aimes pas, j’ai toujours pensé que c’était plutôt une série pour les hommes. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi est-ce que tu la regardes si elle te déplaît tant que ça ?

 

C. : Euh…

 

M. : Et ne va surtout pas dire que c’est moi qui te force. Je ne t’ai jamais obligé à regarder quoi que ce soit et si tu n’as pas envie, si tu préfères lire ou aller sur l’ordinateur, il n’y a aucun problème.

 

Mon Chéri ne bouge pas.

 

Moi : Tu restes là ?

 

Chéri : Je préfère rester avec toi.

 

M. : Regarder une série que tu n’aimes pas ? Je trouve ça très bizarre.

 

C. : Je veux juste te tenir compagnie.

 

M. : Bon allez, trêve de bobards, explique-toi maintenant : qu’est-ce qui te pousse à regarder cette série ?

 

C. : Mais je t’assure …

 

M. : Et je veux la vérité !

C. : C’est à cause des filles au bureau.

 

M. : Quoi ?

 

C. : Les collègues féminines parlent toujours de Desperate Housewives, le mercredi matin. Elles se réunissent devant la machine à café et commentent tout ce qui s’est passé la veille. La plupart des hommes au bureau ne savent même pas de quoi elles parlent alors depuis qu’un jour, j’ai commencé à mentionner Bree, Susan, et tout ça, je suis devenu le mec super cool. On est une grosse boîte, tu sais, mais j’ai l’impression que toutes les filles me connaissent et elles me sourient aussi beaucoup plus depuis cet épisode.

 

J’attrape la télécommande et change de chaîne.

 

Chéri : Qu’est-ce que tu fais ?

 

Moi : J’ai changé d’avis, je veux regarder James Bond.

 

Chéri : Mais….

 

Moi : Toi, tu te tais. Et dorénavant, je t’interdis de regarder ne serait-ce qu’un seul épisode de Desperate Housewives.

 

 

Par maguy
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Mardi 4 novembre 2008

Ce dimanche, toujours dans la voiture

               

Moi : Tu ne pourrais pas accélérer un peu ? Sinon, on ne sera jamais rentrés avant 21 heures.

 

Chéri : Et c’est si important qu’on rentre avant 21 heures ?

 

Moi : Bien sûr. Autrement, on va manquer le début des Experts.

 

Chéri : Ah oui. Mais je ne savais pas que tu étais à ce point fan de cette série.

 

Moi : Si, surtout des Experts Las Vegas en fait. Si tu veux tout savoir, j’ai un petit faible pour Grissom.

 

C. : Qui ça ?

 

M. : Gil Grissom, le chef des Experts Las Vegas.

 

C. : Vraiment ? Je l’ignorais.

 

M. : Oh si, il est beau, gentil, intelligent, il a de l’humour, et il a ce côté rassurant, réconfortant, tu sais, comme le gros nounours qu’enfant on serre contre soi quand on est triste ou qu’on a peur. Et puis surtout, surtout, il a une qualité que j’admire par-dessus tout.

 

C. : Laquelle ?

 

M. : Il peut citer Shakespeare ! Comme dans la lettre qu’il a écrite à Sara Sidle dans l’épisode je-ne-sais-plus-combien.

 

C. : Pfff, je pourrais très bien faire ça, moi aussi.

 

M. : C’est vrai ?

 

C. : Oui, il suffirait que je lise Shakespeare !

 

M. (ravie) : Quelle bonne idée ! Justement, mon père a les œuvres complètes de Shakespeare chez lui. Je vais les lui emprunter, comme ça tu pourras les lire.

 

C. (affolé) : Attends, je disais ça comme ça, moi ! Je ne sais pas si ces pièces me plairaient.

 

M. : Comment peux-tu le savoir si tu ne l’as encore jamais lu ? Tu as déjà lu des pièces de Shakespeare ?

 

C. : Je ne crois pas, non.

 

M. : Roméo et Juliette, Macbeth, Le Roi Lear, ça ne te dit rien ?

 

C. : Roméo et Juliette, j’en ai entendu parler, évidemment. Mais les autres…

 

M. : Et Hamlet ? Tu connais Hamlet, non ?

 

C. : ….

 

M. : Hamlet ? « Etre ou ne pas être » ? « Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark » ?

 

C. : Ca me dit vaguement quelque chose, oui.

 

M. : Ah, tu devrais vraiment lire cette pièce. L’histoire est extraordinaire. Tu veux que je te la raconte ?

 

C. : Ca changera quelque chose si je dis non ?

 

M. : Non. Hamlet est un jeune prince danois. Son oncle Claudius a tué son père pour pouvoir épouser sa mère.

 

C. (sourcils froncés) : Ca me dit quelque chose.

 

M. : Tu l’as peut-être lu, alors.

 

C. : Non, ça me rappelle quelqu’un qui a fait la même chose. Ah, j’y suis ; c’est ce Grec, là, Œdipe.

 

M. : Quoi ? Mais non, ça n’a rien à voir. D’abord, Œdipe ne l’avait pas fait exprès et en plus il avait tué son propre père et épousé sa propre mère, alors qu’ici, c’est des parents de Hamlet dont il est question. Tu comprends ?

 

C. : Euh…

 

M. : Mais si, c’est facile. Après le père d’Hamlet revient en fantôme pour lui révéler ce que son oncle a fait. Hamlet ne sait pas quoi faire alors il simule la folie. Il y a aussi une belle jeune fille dans l’histoire. Elle s’appelle Ophélie. Hamlet en est très amoureux et il veut l’épouser mais…

 

C. : Tu n’avais pas dit qu’il voulait épouser sa mère ?

 

M. : Mais non, ça c’était l’oncle ! Donc Ophélie est amoureuse mais malheureusement Hamlet tue accidentellement son père.

 

C. : Encore ? Il ne l’avait pas déjà tué au début de la pièce ?

 

M. : Mais non, je parle du père d’Ophélie, là. Alors, Ophélie devient folle et se noie. A première vue, dans la pièce, ça a l’air d’un suicide mais je me suis toujours demandé …

 

C. : S’il ne l’avait pas assassiné ?

 

M. : Attends, tu parles de qui, là ?

 

C. Euh … le type qui voulait épouser sa mère ?

 

M. : Bon sang, mais tu n’as vraiment rien compris, alors ! Bon, je reprends depuis le début.

 

C. : Pitié, non ! Maintenant, j’en suis sûr : les pièces de Shakespeare ne me plairaient pas du tout et je renonce à les lire. Mais je dois quand même te remercier : grâce à toi, j’ai compris quelque chose.

 

M. : Quoi donc ?

 

C. : J’ai compris comment il se faisait que Grissom trouvait toujours l’assassin. Pour moi, un type capable de lire Shakespeare et de le comprendre peut résoudre n’importe quelle enquête.

Par maguy
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Jeudi 30 octobre 2008

Mardi soir au salon. Mon Chéri et moi sommes devant la télé. Il est 23h et nous décidons d’aller nous coucher. A ce moment, , le générique de  Terminator 2 apparaît sur l’écran. Mon Chéri qui était en train de se lever du canapé se rassoit.

 

Moi : Qu’est-ce que tu fais ?

 

Chéri : Je me demande si finalement je ne vais pas rester regarder ce film.

 

Moi : Ce film-là ? Terminator ? Tu aimes ce genre de film ?

 

Chéri : Oui, pourquoi, toi pas ?

 

M. : Je n’en sais rien, je n’ai jamais vu un seul Terminator.

 

C. : Non ?

 

M. : Mais si. Je n’ai jamais vu Rambo non plus. Et seulement un seul Rocky.

 

C. : Quel trou dans ta culture cinématographique américaine !

 

M. : Et toi, combien de films de Fritz Lang, Wim Wenders ou Akira Kurosawa as-tu vu ?

 

C. : Euh aucun, je crois.

 

M. : Ce n’est plus un trou, c’est un gouffre dans ta culture cinématographique !

 

C. : Ecoute, si tu n’as pas envie de regarder ce film, tu n’es pas obligée. Tu peux monter te coucher, il n’y a aucun problème.

 

M. : Non, je crois que tu as raison : il me manque certaines bases du cinéma américain. Je vais regarder avec toi. Après, il me restera à voir Rambo et cette lacune sera comblée.

 

C. : Mais tu sais, c’est le deuxième volet de Terminator qu’ils diffusent. Si tu n’as pas vu le premier, tu risques d’être un peu perdue.

 

M. : Eh bien, tu n’as qu’à me raconter le premier.

 

C. : D’accord. Alors, en fait, il faut savoir que dans le futur, les machines ont pris le pouvoir sur Terre et …

 

M. (montrant l’écran) : Oh regarde, c’est Schwarzenegger ! Wouaouh, qu’est-ce qu’il est musclé ! Je me demande combien d’heures par jour il passe à la gym.

 

C. : Ecoute, j’essaie de t’expliquer ce qui se passe dans le 1 mais si ça ne t’intéresse pas…

 

M. : Si, si ça m’intéresse, vas-y, continue, je t’écoute.

 

C. : Donc les machines ont pris le pouvoir sur Terre mais les humains résistent. Pour tenter d’éradiquer la résistance humaine à la source, les machines envoient un Terminator tuer Sarah Connor qui est …

 

M. (regardant l’écran) : Dis donc, je sais bien que c’est Schwarzenegger et tout ça mais pourquoi les balles des armes passent à travers lui sans le tuer ?

 

C. : Parce que ce n’est pas un humain.

 

M. : Ah et qu’est-ce que c’est ?

 

C. : C’est un Terminator.

 

M. : D’où le titre du film, logique. Et c’est quoi, un Terminator ?

 

C. : C’est un cyborg.

 

M. : Et tu comptes encore me donner dix synonymes aussi incompréhensibles les uns que les autres ou tu veux t’expliquer clairement tout de suite ?

 

C. : C’est un mélange d’humain et de machine. Il a des traits humains mais à l’intérieur, c’est une machine.

 

M. : Ah, d’accord. Et il doit tuer qui, cette fois-ci ?

 

C. : Mais personne. Il est là pour protéger John Connor, le fils de Sarah Connor.

 

M. : Ah, il est devenu gentil depuis le premier film ? Ils lui ont fait un lavage de cerveau ?

 

C. : Mais ce n’est pas le même Terminator !

 

M. : Quoi ? Je n’y connais peut-être pas grand-chose en cinéma américain mais je sais que Schwarzenegger jouait dans le premier Terminator.

 

C. : Oui mais pas le même personnage.

 

M. : Schwarzenegger ne jouait pas le Terminator dans le premier Terminator ?

 

C. (forfait patience illimitée) : Si, mais pas le même. Dans le premier Terminator, il jouait un Terminator et maintenant il joue un autre Terminator, tu comprends ? Le premier Terminator, Sarah Connor l’a écrasé sous une presse hydraulique.

 

M. : Une presse hydraulique comme celle qui est dans l’atelier de mon oncle ?

 

C. : Oui, mais un petit peu plus grosse quand même. Avec sa presse, ton oncle aurait peut-être pu casser un doigt du Terminator mais pas plus.

 

M. : Oui, en même temps, mon oncle n’a pas acheté sa presse hydraulique pour écraser les Terminators. Bon alors, cette fois-ci, Scwrzenegger est le gentil et l’autre, là, qui s’est déguisé en flic, c’est le méchant ?

 

C. : Tu as tout compris.

 

M. : Et le faux flic, c’est un Terminator aussi ?

 

C. : En fait, c’est un T-1000, il est encore plus perfectionné que Schwarzenegger qui n’est qu’un T-800.

 

M. : Le méchant est encore plus perfectionné que le gentil ?

 

C. : Ouais.     

 

M. : Mais c’est le gentil qui gagne quand même à la fin ?

 

C. : Si on veut. Bon maintenant, est-ce que tu pourrais te taire cinq minutes qu’on puisse regarder le film tranquillement ?

 

M. : D’accord, d’accord, je ne dis plus rien.

 

Quelques minutes plus tard.

 

Moi : Juste encore une question : il y a un Terminator 3 ?

 

Chéri : Oui

 

M. : Je suis sûre que je peux deviner l’histoire ! Le T-1000 est devenu gentil et protège les humains alors les machines envoient un T-1200 pour buter le T-1000. Quoi, pourquoi tu fais cette tête-là, qu’est-ce que j’ai dit encore ?

 

 

 

Par maguy
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