La famille

Lundi 3 novembre 2008

La fête de famille est terminée : tout s’est bien passé. Ma cousine Claire est venue avec sa petite fille de 3 mois qui était très mignonne et a dormi presque tout l’après-midi. A présent, nous sommes dans la voiture et rentrons à la maison.

 

Moi : La petite Maelys était vraiment adorable, tu ne trouves pas ?

 

Chéri : Tout à fait adorable, en effet.

 

Moi : Chéri, si on faisait un bébé, nous aussi ?

 

Chéri : Je gare la voiture ici ou on attend d’être rentrés à la maison quand même ?

 

Moi : Je ne voulais pas dire ici tout de suite.

 

Chéri : Ouf, tu me rassures.

 

Moi : Non mais sérieusement, tu ne veux pas d’enfants ?

 

Chéri : Si, bien sûr.

 

Moi : Alors, on pourrait s’y mettre, qu’est-ce que tu en dis ?

 

Chéri : Mmmmmoui.

 

M. : Quel enthousiasme débordant ! Tu ne veux pas d’enfants avec moi ou quoi ?

 

C. : Si mais … comment dire… je me demande si tu es vraiment prête à avoir un enfant.

 

M. : Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

C. : Eh bien, tu devrais peut-être d’abord apprendre à être moins tête-en-l’air, plus … responsable ?

 

M. : Donc tu ne me ferais pas confiance pour élever notre enfant ?

 

C. : Si mais .. disons que j’aurais peur de certaines .. catstrophes.

 

M. : Quel genre de catastrophes ?

 

C. : Par exemple, tu pourrais l’oublier au supermarché.

 

M. : Tu crois que je serais capable d’oublier notre enfant au supermarché ??

 

C. : Tu y as bien oublié une fois ton portable et deux fois ton portefeuille, ces derniers temps.

 

M. : Oui mais ça n’a rien à voir : un bébé, c’est plus grand et ça fait du bruit, ça ne s’oublie pas aussi facilement. Et puis je pense qu’à la caisse ils s’en apercevraient tout de suite et ne me laisseraient pas repartir sans lui. Et au pire il y a toujours ces endroits où on dépose les bébés abandonnés, tu sais quand ils diffusent sur haut-parleur : « Le petit Machin attend ses parents à l’accueil du magasin ».

 

C. : Je ne suis pas sûr que tu aies pensé aux sacrifices que l’arrivée d’un enfant implique : plus jamais de grasse matinée le week-end.

 

M. : Plus jamais ?

 

C. : Plus jamais. Et les sorties, les vacances seront beaucoup plus compliquées.

 

M. : Je n’avais pas vu les choses sous cet angle.

 

C. : Et autre chose : là tu veux un bébé parce que tu es sous le charme de la petite Maelys. Mais pense plutôt à ton neveu quand il était bébé. Tu te souviens comme ta sœur se plaignait parce qu’il se réveillait régulièrement la nuit en hurlant, mangeait difficilement, etc. Et maintenant encore, c’est une vraie pile électrique, il est toujours en train de s’agiter, de sauter partout.

 

M. : C’est vrai.

 

C. : Je ne voudrais pas être pessimiste mais, étant donné que tu es plus proche génétiquement de ta sœur que de ta cousine, il y a toutes les chances que, si tu as un enfant, il ressemble davantage à ton neveu qu’à Maelys. Alors tu veux toujours un bébé ?

 

M. : Je crois que je vais encore y réfléchir.

Par maguy
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Dimanche 2 novembre 2008

Hier soir, au salon

 

Moi : Chéri, tu te souviens que nous allons au restaurant demain pour la fête du départ à la retraite de ma mère ?

 

Chéri : Demain ? Ah zut, ça m’était complètement sorti de la tête. En même temps, tu avais à peine évoqué le sujet, non ? Je dirais que tu ne me l’a rappelé que trois fois par jour depuis deux semaines.

 

Moi : A ce propos, avant d’y aller demain, il y a quelques petites chose qu’il faut que tu saches.

 

Chéri : Quel genre de choses ?

 

Moi : Disons des espèces de secrets de famille à connaître sous peine de gaffer irrémédiablement.

 

C. : Ah, vous avez un terrible secret de famille ? Un meurtre caché, c’est ça ? Ou alors peut-être un enfant adopté dont la mère naturelle vous fait chanter ?

 

M. : Oh là, du calme, on n’est pas dans Dallas non plus. Non, en fait, c’est plutôt des petites choses dont il ne faut pas parler parce que tout le monde n’est pas au courant.

 

C. : Comme quoi par exemple ?

 

M. : Eh bien, par exemple, mon grand-père ignore que ma cousine Laure vit avec un homme divorcé de quinze ans de plus qu’elle et qui a deux enfants.

C. : Personne ne l’a prévenu ?

 

M. : N’oublie pas qu’il a 86 ans et qu’il est  un peu étroit d’esprit  sur certains sujets.

 

C. : Donc je ne parle pas de l’ami de Laure.

 

M. : Et surtout pas non plus des enfants.

 

C. : C’est tout ?

 

M. : Non. Mon grand-père ne sait pas non plus que ma cousine Béa vit avec un Tunisien.

 

C. : Quoi, parce qu’en plus, il est raciste ?

 

M. : Non, je n’irai pas jusque là mais c’est vrai qu’il.. enfin … il n’est pas au courant, voilà.

 

C. : Donc je ne parle pas d’Eric non plus ?

 

M. : Si, tu peux parler d’Eric mais ne parle pas de la Tunisie. Par exemple, abstiens toi de demander : « Alors est-ce qu’Eric compte bientôt retourner en Tunisie, histoire de revoir son pays natal ? »

 

C. : Et cette fois-ci c’est tout ?

 

M. : Non, il reste le pire.

 

C. : Ah, parce qu’il y a pire encore ?

 

M. : Oui. Ma mère a invité son oncle et son cousin à sa fête.

 

C. : Et alors ?

 

M. : Et alors ces deux-là sont de grands ennemis depuis des temps immémoriaux. Déjà avant ma naissance, ils étaient brouillés.

 

C. : Pourquoi ?

 

M. : Personne n’est sûr mais il y a trois versions. Selon la première, le cousin aurait il y a très longtemps tué tous les lapins de l’oncle. Une autre version serait que la sœur du cousin aurait volé le fiancé de la fille de l’oncle. Et enfin, certains parlent aussi d’un terrain qui se serait trouvé dans la succession de mon arrière-grand-père et dont la valeur…

 

C. : Arrête, arrête, je ne veux pas en savoir plus. Mais, donc ils sont fâchés depuis des lustres et on n’a jamais pu les réconcilier depuis ?

 

M. : Jamais.

 

C. : Et demain, comment ça va se passer ? Ils vont arriver tous les deux avec leurs révolvers et se battre en duel ?

 

M. : Non, quand même pas. Ils vont simplement rester chacun à un bout de la pièce et faire comme si l’autre n’existait pas. Et pour éviter le scandale, personne ne parlera de l’un à l’autre et inversement.

 

C. :  C’est très compliqué tout ça. Tu devrais peut-être me faire des fiches pour que je n’oublie rien.

 

M. : Mais non, tout va bien se passer si tu tournes sept fois ta langue dans ta bouche pour chaque mot que tu veux prononcer.

 

C. : Une dernière question : ton grand-père sait qu’on n’est pas mariés ?

 

M. : Non… euh si bien sûr qu’il le sait.

 

C. : Ah.

 

M. : Mais évite quand même d’y faire allusion demain : une crise cardiaque en pleine fête, ça ficherait un peu tout par terre.

 

Par maguy
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 31 octobre 2008

Ce soir-là, Mon Chéri rentre très tard car il a été au restaurant avec des collègues de travail.

Je suis assise sur le canapé du salon avec un dictionnaire et une dizaine de feuilles de papier.

Chéri : Bonsoir chérie.


Moi : ‘soir

 
Chéri : Houlà, ça n’a pas l’air d’aller, toi.

 

Moi : Mmmh.

 

C. : Quelque chose ne va pas ?

 

M. : Mmmh.

 

C. : Ca s’est mal passé au boulot aujourd’hui ?

 

M. : Mmmh.

 

C. : Tu fais la  tête parce que je rentre tard ? Mais je t’avais prévenu que ça allait durer longtemps, tu sais comment sont certains de mes collègues, ils discutent, ils discutent et ça n’en finit pas et …

 

M. : C’est bon, c’est bon, économise ta salive, ce n’est pas pour ça que je suis de mauvais poil. C’est à cause du poème.

 

C. : Quel poème ?

 

M. : Tu sais, le repas de famille auquel on est obligés d’assister dimanche ?

 

C. : La fête du départ à la retraite de ta mère ?

 

M. : Oui. Eh bien, je lui ai demandé ce qu’elle souhaitait pour sa fête et elle m’a demandé un poème.

 

C. : Un poème ? C’est … original.

 

M. : C’est parce qu’il y a un épisode de la saga familiale que tu ne connais pas. Cela remonte à l’époque où, pour les soixante-dix ans de ma grand-mère, j’ai eu l’idée saugrenue d’écrire un poème. Je ne sais pas ce qui m’a pris. A l’époque, j’étais en première littéraire, je pensais que je serai un grand écrivain ou un poète maudit ou quelque chose comme ça. Bref, j’ai écrit un poème et depuis, régulièrement, les membres de ma famille m’en demandent un. Jusque là, je m’en suis toujours tirée avec des excuses bidons du genre : « Ah, c’est trop bête, j’avais écrit un magnifique poème mais je l’ai oublié à la maison. » ou « Tu ne vas jamais me croire : j’avais laissé le poème près d’une fenêtre ouverte, il y a eu un courant d’air et la feuille s’est envolée. ». Mais là, quand ma mère m’a dit : « Tu sais ce que je souhaiterais pour ma fête ? Un poème comme celui que tu as écrit pour les soixante-dix ans de Mamie. », c’était difficile de refuser.

 

C. : Et c’est ça qui te met de mauvaise humeur ?

 

M. : Mais je suis nulle pour écrire des poèmes. Ca fait des années que je n’en ai plus écrit. Là, je cherche depuis des heures, j’ai péniblement réussi à griffonner quelques lignes mais c’est … je ne trouve même pas de mot pour exprimer la nullité de ce que j’ai fait.

 

C. : Oh, je suis sûr que ce n’est pas si terrible. Tu veux que je le lise pour te donner mon avis ?

 

M. : Oui …non…oui, oh je ne sais pas.

 

C. : Si, allez, j’ai très envie de le lire.

 

M. : Bon mais sois indulgent, hein ?

 

Mon Chéri prend la feuille que je lui tends et commence à lire.

 

Moi : Quoi ?

 

Chéri : Quoi ?

 

M. : Tu as fait : « hum »

 

C. : Je me suis raclé la gorge, c’est tout.

 

M. : Tu as fait « hum » et levé les sourcils presque jusqu’à la racine des cheveux.

 

C. :  Non mais c’est juste … tu te souviens le pataquès que tu faisais sur l’âge :  comme quoi, un homme bien élevé ne demande jamais son âge à une dame et tout ça. Mais là, tu n’hésites pas à  mentionner l’âge de ta mère plusieurs fois

 

M. : Où ça ?

 

C. : Eh bien déjà,  là quand tu dis :

Tu n’auras jamais l’air

D’une retraitée sexagénaire

Qui de son temps ne sait quoi faire

 

M. : Quoi ? Toutes ces rimes en « air », moi, je trouvais ça pas mal. Et puis, de toute façon, tout le monde le sait, qu’elle a soixante ans puisque le repas, c’est pour fêter son départ à la retraite et que c’est parce qu’elle a soixante ans qu’elle peut partir à la retraite.

 

C. : Et là, tu en remets une couche :

Soixante printemps à ton compteur

Et pas un seul ennui de moteur

Et puis tu ne crois pas qu’elle pourrait être un peu vexée d’être comparée à une automobile ?

 

M. : Mais enfin, tu n’as pas compris ? C’est une allusion.

 

C. : Ah, si c’est une allusion, alors… Mais une allusion à quoi ?

 

M. : Mais à sa 4L, évidemment.

(Explication : ma mère possède en effet une 4L qui est plus vieille que moi, qu’elle aime d’amour, et qui marche encore parfaitement bien.)

 

M. : D’ailleurs, je voulais écrire :

Soixante printemps à ton compteur

Et pas un seul ennui de moteur

Exactement comme ta 4L

Mais là ça ne rimait plus, alors ça n’allait pas.

 

Mon Chéri continue à lire le poème. Sa bouche commence à trembler comme s’il se retenait de rire.

 

Moi : Quoi encore ?

 

Chéri : Il y a deux vers, là, je n’arrive pas à déterminer si c’est un compliment ou une vacherie.

 

Moi : Où ça ?

 

Chéri : Là :

Autant de rides sur ta figure

Que sur tes tartines il y a  de confiture

 

M. : Et alors ?

 

C. : Elle met beaucoup de confiture sur ses tartines ta mère ou bien ?

 

M. : Mais non, enfin, tu la connais, elle est perpétuellement au régime.

 

C. : Tout ce que je dis, moi, c’est que si dans la salle, il y a des gens qui ne savent pas que ta mère ne met presque pas de confiture sur ses tartines, alors ils risquent de penser que…

 

M. : Bon, je crois qu’on va arrêter là. Merci pour ces critiques constructives : j’étais déjà au bord du désespoir, maintenant je suis complètement découragée. Mais je crois que j’ai trouvé la solution : je vais jeter le poème à la poubelle et à la place tu vas écrire un beau discours. Je vais expliquer à ma mère que tu avais déjà écrit un discours magnifique en son honneur et qu’il était tellement beau que je n’ai pas eu le courage d’écrire autre chose. Elle en sera très touchée et avec un peu de chance elle oubliera cette stupide histoire de poème. N’oublie pas, tu as jusqu’à dimanche pour écrire le discours.

 

 

 

 

Par maguy
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 15 octobre 2008

Je rentre dans la maison avec un sac de courses. Mon Chéri est au téléphone dans le salon. Tout en rangeant les provisions, je tends l’oreille et j’arrive à entendre des bribes :

_ Et votre cheville ne vous fait pas trop mal ?

_ Oui, vous avez eu de la chance, c’est parce que vous avez toujours bu beaucoup de lait, c’est excellent contre l’ostéoporose.

Finalement, Mon Chéri rentre dans la cuisine.

 

Moi : C’était qui au téléphone ?

 

Chéri : Ma tante. Ma mère m’a dit hier qu’elle s’était fait une entorse en tombant alors je l’ai appelé pour prendre des nouvelles.

 

Je continue à m’affairer dans la cuisine. J’ai un sentiment bizarre au sujet de ce coup de téléphone, comme si quelque chose clochait, mais je dois réfléchir pendant quelques minutes avant de mettre la main dessus.

 

Moi : Ca y est, j’ai trouvé !

 

Chéri : Qu’est-ce que tu as trouvé ?

 

Moi : Ce qui n’allait pas dans ton coup de fil !

 

Chéri : Quoi ? Qu’est-ce qui n’allait pas ? J’ai téléphoné pour prendre des nouvelles de ma tante qui s’était blessée, je ne vois pas ce qui ne va pas.

 

M. : Tu dis « vous » à ta tante.

 

C. : Oui, et alors ?

 

M. : Tu VOUVOIES ta tante !

 

C. : Enfin, je ne vois pas pourquoi tu en fais tout un plat, je l’ai toujours vouvoyée et…

 

M. : Mais enfin, plus personne ne vouvoie les membres de sa famille, à part dans les anciennes familles nobles. Ca se faisait peut-être au XIXème siècle mais plus maintenant !

 

C. : Ecoute, je ne sais pas quoi te dire, j’ai toujours fait comme ça !

 

M. : Mais quelqu’un t’a dit de le faire ?

 

C. (réfléchissant) : Non, je ne crois pas mais je ne me souviens plus. Ca s’est toujours fait, voilà !

 

M. : Vous avez un ancêtre dans la noblesse ou dans la grande bourgeoisie ? Il y avait peut-être un « de » dans votre nom, avant ?

 

C. : Ca m’étonnerait !

 

M. : Mais alors pourquoi tu fais ça ?

 

C. : Encore une fois, je ne sais pas. Je l’ai toujours fait, depuis tout petit, c’est comme ça, c’est tout !

 

M. : Et ton frère et ta sœur, ils la vouvoient aussi ?

 

C (plongé dans un abîme de réflexion) : oui, je crois, quoique pour ma sœur, je ne suis pas sûr, peut-être qu’elle la tutoie.

 

M. : Ca me sidère. Mais tu ne t’es jamais demandé pourquoi tu devais la vouvoyer ?

 

C. : Eh bien, parce qu’elle est plus vieille que moi et que je lui dois le respect.

 

M. : Mais tu ne vouvoies pas tes parents ?

 

C. : Non.

 

M. : Pourtant eux aussi sont plus âgés que toi et tu leur dois le respect.

 

C. : Oui, mais ce n’est pas pareil , ils sont plus proches quand même.

 

M. : Et tes grands-parents, tu les vouvoyaient ?

 

C. : Mais non, je leur disais « tu ».

 

M : C’est bizarre pourtant, ils sont encore plus âgés que ta tante.

 

C. : Bon, écoute, encore une fois je n’ai pas d’explication rationnelle à te fournir, j’ai toujours fait comme ça, c’est tout. On ne pourrait pas changer de sujet ?

 

M. : Oh, mon dieu !

 

C. : Quoi ?

 

M. : Mais que doivent-ils penser de moi ? Je les ai toujours tutoyés, moi !

 

C. : Qui ? Ma tante et mon oncle ? Je ne crois pas que tu les aies déjà rencontré.

 

M. : Non, tes parents !

 

C. : Et alors ?

 

M. : Mais tu ne te rends pas compte, s’ils trouvent normal de vouvoyer les membres de leur propre famille, que doivent-ils penser d’une fille qui n’est même pas de leur famille et qui les tutoient.

 

C. : Je ne crois pas que ça les dérange !

 

M. : Je me demande si je vais encore oser les tutoyer maintenant !

                                                                                                

C. : Ecoute, si c’est si important, tu n’as qu’à leur demander si ça les gêne.

 

M. : Mais oui, bien sûr, je vois ça d’ici. Chers presque beaux-parents, on se connaît depuis bientôt trois ans maintenant, et une question me vient tout à coup à l’esprit : dois-je vous tutoyer ou vous vouvoyer ?

 

C. : Bon alors, fais comme tu as toujours fait et voilà !

 

Pause

 

Moi : Dis, je pensais à quelque chose.

 

Chéri : Aïe !

 

Moi : Je devrais peut-être te vouvoyer toi aussi

 

C. : … ?

 

M. : Mais oui, tu es plus âgé que moi et je te dois le respect.

 

C. : Ca, c’est vrai !

 

M. : Oh oui, on pourrait se vouvoyer tous les deux et parler un langage châtié, du genre : Mon  ami, comment vous portez- vous ? Votre tenue vous sied à ravir. Je souhaiterais que vous m’aidassiez à sortir du garde-manger ces mets forts délicats car j’ai grand’faim. Eh bien mon doux ami, qu’avez-vous à me dévisager de la sorte ?

 

 

 

Par maguy
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus