Les tâches ménagères

Vendredi 12 décembre 2008

Mon Chéri rentre du travail. Après les retrouvailles, il monte se changer.

 

Chéri (de la salle de bains: Mais qu’est-ce que ça fait là, ça ? Chérie, viens voir.

 

Moi : Oui ?

 

Chéri : Qu’est-ce que ce tournevis fait dans la salle de bains ?

 

Moi : Un tournevis ? Ah oui, tiens, c’est bizarre.

 

Chéri : Il n’est pas venu tout seul, je suppose.

 

Moi : En tout cas, moi, je ne l’ai pas apporté.

 

Chéri : Alors qui ? Le père Noël ?

 

Moi : Peut-être. Tu avais mis un tournevis sur ta liste, toi ?

 

C. : Bon allez, ça suffit, à qui est ce tournevis ?

 

M. : A M. S., le voisin. Et pour ta gouverne, je te signale que le robinet est maintenant réparé, ce que tu n’avais même pas remarqué, apparemment.

 

C. : Tu as été dérangé le voisin pour ça ??!

 

M. : Toi, ça fait deux semaines que je te demande de t’en occuper, chaque jour, tu me disais que tu me disais oui et tu ne faisais rien. Ca ne pouvait plus durer, la baignoire n’arrêtait pas de goutter, ça m’empêchait de dormir la nuit !

 

C. : N’importe quoi, de la chambre, on n’entendait pas le bruit des gouttes.

 

M. : Mais moi, je savais qu’elles tombaient, ça me stressait, et je ne pouvais pas dormir !

 

C. : Mais j’allais m’en charger. Justement, je comptais le faire ce soir.

 

M. : C’est exactement ce que tu as dit dix autres soirs et après tu trouvais toujours une excuse bidon pour ne pas le faire.

 

C. : Une excuse bidon ? J’ai eu énormément de travail, je te signale.

 

M. : C’est quand même marrant comme tu as toujours énormément de travail chaque fois qu’une corvée se profile à l’horizon. Je vais finir par croire que ta société a un micro dans notre salon.

C. : N’empêche que ça ne pressait pas. Tu aurais pu attendre que je m’en occupe.

 

M. : Mais je ne comprends pas pourquoi tu en fais tout un fromage. Je t’ai débarrassé d’une corvée, tu devrais m’en être reconnaissant au contraire.

 

C. : Reconnaissant du fait que tu as encore été pleurer chez le voisin que je te laissais toujours tomber et que tu ne t’en sortais pas toute seule ?

 

M. : Mais non, pas du tout. Simplement, je l’ai rencontré par hasard, nous avons discuté, et je ne sais même plus comment, j’en suis venue à mentionner la baignoire et…

 

C. : Où l’as-tu rencontré par hasard ?

 

M. : Pardon ?

 

C. : A quel endroit as-tu rencontré le voisin par hasard ?

 

M. : Mais je ne sais plus, devant chez lui, je crois.

 

C. :; Et que faisait-il devant chez lui ?

 

M. : Mais c’est un véritable interrogatoire. Du calme, Columbo, on n’est pas sur une scène de crime, que je sache.

 

C. : Laisse-moi deviner : Il était devant chez lui parce que tu as appuyé sur la sonnette de sa porte d’entrée.

 

M. : Hum… c’est possible.

 

C. : Ce qui a un tout petit peu aidé le hasard de la rencontre. Et ensuite, tu as dû lui raconter que comme toujours je t’avais laissé en plan.

 

M. : Ah non, je n’ai pas du tout dit ça !

 

C. : Alors qu’est-ce que tu as encore été raconter?

 

M. : Que… que tu n’y arrivais pas.

 

C. : Quoi ? Tu lui as dit que j’étais incapable de réparer un robinet qui fuit ?! Mais tu n’as pas honte de mentir comme ça ?

 

M. : Je n’appellerais pas ça un mensonge.

 

C. : Et tu dirais comment alors ?

 

M. : Une anticipation.

 

C. : Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

M. : Enfin, Chéri, reconnais que tu as été un peu ambitieux de penser que tu pourrais réparer un robinet. Rappelle-toi ce qui s’est passé avec le lustre du couloir. Tu pensais que c’était qu’un jeu d’enfant, qu’il n’y avait qu’un fil à changer. Résultat, tu t’es pris un coup de jus, l’électricien qui est venu t’a dit que tu avais foutu un beau merdier et que c’était l’installation qui était défectueuse !

 

C. (boudeur) : Mais là, ça n’a rien à voir avec l’électricité.

 

M. : Ecoute, Chéri, ne te vexe pas, s’il s’agissait de trouver l’intégrale d’une fonction, je ferais tout de suite appel à toi mais là je ne crois pas que tu t’y connaisses davantage en plomberie qu’en électricité.

 

C. : Et qu’est-ce qui te fait croire que le voisin s’y connaît plus que moi ?

 

M. : Voyons, le fait qu’il ait une formation en plomberie, peut-être ?

 

C. : Il a été plombier ?

 

M. : Ah mais c’est vrai que je ne t’ai pas raconté, tu vas voir, c’est une histoire absolument géniale. Il a commencé par faire une formation en plomberie quand il a rencontré…

 

C. : Ah non, je sens que ça va encore être une de ces histoires interminables dont tu as le secret.

 

M. : Mais pas du tout, tu vas voir, c’est une très belle histoire : il était donc plombier quand il a rencontré celle qui allait devenir son épouse……

 

NB : Oui, là, je m’arrête car c’est une longue histoire et j’ai déjà assez mal aux doigts comme ça. Je vais vous la faire très courte : il a changé de métier par amour pour sa femme. Sur ce

 

That’s all folks

Par maguy
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Samedi 6 décembre 2008

Dans l’épisode précédent (que vous pouvez lire ici) : dans un moment de distraction, j’ai chargé Mon Chéri de mener à bien cette opération délicate qu’on appelle lessive. Hélas, l’inexpérience dudit Chéri l’a amené à laver à 60° mon petit pull blanc préféré en acrylique et laine d’où un rétrécissement présumé du vêtement.

 

Ne voulant pas voir le résultat de la funeste machine, je prie Mon Chéri de sortir seul le linge et de m’annoncer le résultat avec ménagement.

 

Chéri : Chérie, chérie, viens voir ! Tu ne vas pas en croire tes yeux !

 

Pleine d’espoir, je retourne dans la buanderie.

 

Chéri : Regarde, regarde, c’est un miracle ! Ton pull n’a pas rétréci du tout !

 

Moi (remarquant la chose informe qu’il tient dans ses mains) : Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

 

Chéri : Mais c’est ton pull, voyons !

 

Moi (muette de saisissement) :…

 

Chéri : Alors, qu’est-ce que tu en dis, toi qui vois toujours tout en noir ? Ah, c’était bien la peine de râler comme ça. Tu vois, il n’a pas rétréci du tout.

 

Moi : Non, tu as raison, il n’a pas rétréci.

 

C. : Alors, tout va bien ?

 

M. (furieuse) ; Tout va bien ?! Tu pourrais me regarder dans les yeux et me répéter que tout va bien ?!

 

C. (conciliant) : Bon d’accord, il s’est peut-être un peu élargi.

 

M. : UN PEU élargi ? Tu as le sens de l’euphémisme, toi ! Maintenant, David Douillet pourrait le mettre ! Et tu as vu cette matière : il est devenu tout mou, on dirait un vieux torchon.

 

C. : Mais tu peux encore le porter.

 

M. : Oui, le soir, pour sortir les poubelles. A part ça, je ne vois pas à quelle occasion j’oserais encore le porter.

 

C. : Oh, là tu exagères.

 

M. : Je t’assure que non. Maintenant, il ressemble au gilet que Thérèse offre à Pierre dans Le Père Noël est une ordure.

 

C. : Sauf que ton pull a des manches.

 

M. : Ah, ça te va bien de plaisanter ! Surtout que c’est entièrement de ta faute.

 

C. : Je le reconnais. Bon, alors, l’opération « remplacement du pull » est toujours d’actualité ?

 

M. : Plus que jamais. Mais d’abord, viens avec moi au salon, je vais te faire une petite conférence.

 

C. : A quel sujet ?

 

M. : Tu vas voir, ça va être passionnant : tout ce que tu as toujours voulu savoir sur la lessive sans jamais oser le demander.

 

 

 

 

 

Par maguy
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Vendredi 5 décembre 2008

Ménagère b

Aujourd’hui, le dessin qui illustre mon article provient du blog très drôle de Margaux Motin  sur lequel je vous invite tous à aller faire un tour (par exemple en cliquant ici).

 

Cette illustration m’a beaucoup fait rire et m’a rappelé un épisode des nos aventures qui s’est déroulé il y a déjà très longtemps (aux environs de la Préhistoire). A cette époque, Mon Chéri qui avait été couvé par sa môman pendant des années n’avait qu’une vague notion des tâches ménagères les plus élémentaires. Malgré sa bonne volonté, il déclenchait souvent des catastrophes. Un jour, j’ai commis l’erreur fatale de lui faire confiance et… voilà le résultat.

 

Mon Chéri me trouve accroupie dans la salle de bains.

 

Chéri : Qu’est-ce que tu fais ?

 

Moi : Ca se voit, non ? Je trie le linge sale.

 

Chéri : Pourquoi, tu veux faire une lessive ?

 

Moi : Non, pas du tout, je me suis juste dit que ce serait beaucoup plus décoratif dans la salle de bains si le linge sale était réparti en plusieurs tas de couleurs différentes (remarquant l’air affolé de Chéri) Non, je plaisante, bien sûr que je veux faire une lessive.

 

Chéri : Mais tu n’avais pas encore une présentation à préparer pour ton boulot ?

 

Moi : Si, mais il y a aussi urgence pour la lessive. Bientôt, la pile de linge sale va pouvoir concurrencer le mont Everest.

 

Chéri : Ecoute, si tu veux, je peux me charger du linge sale.

 

Moi : Tu es sûr ?

 

C. : Il suffit de séparer le blanc et les couleurs, non ?

 

M. : En principe, oui, mais en fait c’est un peu plus compliqué que ça.

 

C. : Je pense que ça devrait être dans mes cordes.

 

M. : Mais tu es vraiment sûr de vouloir faire ça, tu ne préfèrerais pas plutôt regarder la télé ou faire autre chose ?

 

C. : Tu ne veux pas que je t’aide ?

 

M. : Ce n’est pas ça mais… j’ai peur que tu fasses une bêtise.

 

C. : Quelle bêtise est-ce que je pourrais faire en triant le linge ?

 

M. (réticente) : Bon, mais tu fais bien attention, hein ? Et surtout, surtout, tu ne mets pas la machine en marche, tu m’appelles avant pour que je vérifie.

 

C. : Promis. Et merci de me témoigner ta confiance en me confiant une mission aussi difficile.

 

Après quelques hésitations, je descends dans le bureau où je me consacre à ma présentation. Quelques instants plus tard, je suis dérangée par un ronronnement qui me semble familier : celui de la machine à laver en marche. Aussitôt, je fonce dans la buanderie où je retrouve Mon Chéri qui contemple la machine d’un air satisfait.

 

Moi (essoufflée) : Mais qu’est-ce que tu as fait ? Qu’est-ce que tu as fait ?

 

Chéri : Tu vois, j’ai lancé une lessive.

 

Moi : Mais tu avais promis que tu m’appellerais avant.

 

Chéri : Je t’ai appelé mais tu ne m’as pas répondu.

 

M. : Il fallait appeler plus fort.

 

C. : J’ai pensé que tu étais concentrée sur ton travail et je n’ai pas voulu te déranger.

 

M. : Bon, allons-y, évaluons les dégâts tout de suite.

 

C. : Mais enfin pourquoi es-tu si pessimiste ? Pourquoi pars-tu tout de suite du principe qu’il y aura des dégâts ?

 

M. : Parce que je te connais. Alors qu’est-ce que tu as mis dans la machine ?

 

C. : Le linge blanc.

 

M. :TOUT le linge blanc ?

 

C. : Ben oui.

 

M. : Oh, mon Dieu. Et à quelle température as-tu mis la machine ?

 

C. : A 60°, bien sûr. Ma mère dit toujours qu’on lave le linge blanc à 60°.

 

M. : Mais pourquoi n’ai-je pas écouté mon intuition féminine et ne t’ai-je pas interdit sous peine de mort de t’approcher de la corbeille à linge sale ?

 

C. : Enfin, quoi, qu’est-ce qu’il y a ? Ma mère a toujours lavé le linge blanc à 60°.

 

M. : Non, mon Chéri. Ta mère a toujours lavé le linge blanc EN COTON à 60°, nuance !

 

C. : Tu veux dire que tous les blancs ne se lavent pas à 60° ?

 

M. : Gagné. Leçon de lessive n°1 : oui, la couleur du linge est importante mais ce qui est aussi essentiel, c’est sa composition : on ne lave pas un vêtement blanc en coton ou en laine à la même température.

 

C. (penaud) : Je suis vraiment désolé, je ne savais pas. J’étais sûr qu’on lavait tout le blanc ensemble.

 

M. :  Bon, ce n’est peut-être pas très grave, tout dépend de ce qu’il y avait comme vêtements bl… Attends une minute, attends une minute ! Oh, non, oh, non !

 

C. : Quoi ?

 

M. : Dans le linge que tu avais mis dans la machine, tu te souviens s’il y avait un petit pull blanc avec des torsades ?

 

C. : Oui, je suis presque sûr qu’il y était.

 

M. : Oh, c’est pas vrai, c’est pas vrai ! Tu as ruiné mon pull préféré, mon petit pull Naf-naf qui m’allait tellement bien, qu’on aurait dit qu’il avait été fabriqué juste pour moi.

 

C. (humble) : Mais peut-être qu’il sortira indemne de la lessive ?

 

M. : Indemne ? Ce pull est composé de 70% d’acrylique et de 30% de laine et ça, ça fait 100% de bonnes raisons de ne pas dépasser 40° au lavage.

 

C. (innocent) : Et si on les dépasse, qu’est-ce que ça fait ?

 

M. : Ca fait comme qui dirait rétrécir le linge.

 

C. : Mais rétrécir beaucoup ou juste un tout petit peu ?

 

M. : Disons qu’après ce passage à la machine, je vais pouvoir l’offrir à la voisine pour son shar-peï, ça lui fera un petit pull pour l’hiver.

 

C. : Je suis vraiment, vraiment désolé. Dis-moi ce que je peux faire pour me faire pardonner.

 

M. : Ah, ça je vais te le dire. Dès demain, tu m’accompagnes à la boutique et tu m’achètes deux pulls.

 

C. : Pourquoi deux ? Je ne t’en ai abîmé qu’un que je sache.

 

M. : Un pour le pull que tu m’as ruiné, un pour le préjudice subi.

 

C. : Tu ne perds jamais le nord, toi, hein ?

 

Et demain, ne manquez pas la suite des aventures du petit pull blanc.

 

 

Par maguy
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Vendredi 10 octobre 2008

            




Je dois dire que j’ai de la chance d’avoir un Chéri qui ne rechigne (presque) jamais à aider aux « corvées ménagères » (ce qui n’a pas toujours été le cas mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai peut-être (si vous êtes sages !!)). Cependant, il prend très rarement l’initiative (ce serait trop beau). C’est donc moi au moyen d’allusion plus ou moins explicites (« L’herbe aurait bien besoin d’être coupée, dis donc ! » « Qu’est-ce que les vitres sont sales ! ») qui lui indique généralement les tâches à effectuer. Et lorsque par miracle, il se décide à une action spontanée, ça donne ….ce qui va suivre.

 

Temps : hier soir

Lieu : le salon

Action : moi, entrant, totalement épuisée (saleté d’heures supp !), Chéri assis sur le canapé en train de lire le journal.

 

Chéri : Bonsoir, ma chérie, tu as l’air crevée !

 

Moi (m’effondrant sur le fauteuil) : Humpf !  (puis avisant l’air ravi de Chéri) Quoi ?

 

Mon Chéri continue à m’observer d’un air béat.

 

Moi (légèrement énervée) : Eh bien quoi, qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que tu as à me fixer avec cet air idiot ?

 

Chéri : Tu ne remarques rien ?

 

Moi (me tournant de tous les côtés afin d’observer la pièce) : Heu, non.

 

C. : Cherche encore !

 

M. : (après une observation minutieuse du sol au plafond) : Non, je ne vois rien !

 

C. : Ah, tu vas être fière de moi quand tu sauras ce que j’ai fait !

 

M. (méfiante) : Pourquoi, qu’est-ce que tu as fait ?

 

C. (très fier) : J’ai passé l’aspirateur !!

 

M. : Quand ?

 

C. : Là, tout à l’heure ! Je sais que tu as des horaires de dingue, cette semaine et j’ai pensé que tu serais trop fatiguée le soir pour le faire. Alors, voilà !

 

M. : Mais tu l’as passé où ?

 

C. : Eh bien, ici, dans la salle à manger, dans la cuisine, dans la chambre, partout !

 

Je me lève et commence à inspecter les différentes pièces. Au bout de deux minutes, ma conviction est faite et je déboule comme une furie dans le salon.

 

M. : Ha, ha, très drôle ! Mais la prochaine, choisis une autre semaine pour ce genre de blague parce que là, tu vois, je ne suis pas trop d’humeur !

 

C. : Quoi ? Mais de quoi tu parles ?

 

M. : Et dire que l’espace d’un instant j’ai vraiment cru que tu avais passé l’aspirateur ! Non mais, quelle idiote !

C. : Mais j’ai vraiment passé l’aspirateur ! Tu dois bien voir que c’est beaucoup plus propre qu’avant !

 

M. : Justement, non !

 

C. : Comment ça, non ?

 

M. : Viens avec moi !

 

Après une visite de la maison et il faut se rendre à l’évidence : rien n’a changé : la salle à manger est aussi poussiéreuse que la veille, dans la cuisine, les miettes n’ont pas disparu, etc.

 

Chéri : Mais c’est incroyable ! Pourtant, je te jure que j’ai vraiment passé l’aspirateur ! Qu’est-ce qui a bien pu arriver ?

 

Je m’apprête à lui lancer une réplique cinglante lorsque, tout à coup, je commence à entrevoir ce qui s’est passé.

 

Moi : Attends, attends ! Est-ce que tu as passé l’aspirateur avec MON aspirateur ?

 

Chéri : Non, avec celui de la voisine. Evidemment que j’ai pris ton aspirateur, celui qui est dans le placard !

 

M. : Alors, tout s’explique. Oui, c’est évident !

 

C. (agacé) : Ca t’ennuierait mettre des sous-titres pour ceux qui n’auraient pas compris ?

 

M. : Lorsque tu t’es servi de l’aspirateur, tu n’as pas remarqué un voyant en bas à droite ?

 

C. : Si, peut-être.

 

M. : Et ce voyant était allumé.

 

C. : Ah, oui, maintenant je me rappelle mais j’ai pensé que ce n’était pas important.

 

M. : Chéri, je vais t’apprendre quelque chose : un aspirateur, c’est comme une voiture, lorsqu’un voyant s’allume, c’est important !

 

C. (sarcastique) : Et ça veut dire quoi : que l’aspirateur n’a plus d’essence, que sa batterie est à plat ?

 

M. : Non, ce voyant s’allume lorsque le sac de l’aspirateur est plein.

 

C. : Le sac ? Quel sac ?

 

M. : Celui qui recueille la poussière !

 

C. : Ah ? Dans l’aspirateur, la poussière va dans un sac ? Je ne savais pas !

 

M. : Qu’est-ce que tu croyais ? Que dans l’aspirateur, la poussière se désintégrait et qu’elle était envoyée dans une autre dimension ?

 

C. : Et qu’est-ce qui se passe quand le sac est plein ?

 

M. : L’aspirateur ne fonctionne plus, il n’aspire quasiment plus rien.

 

C. : Attends, tu es en train de me dire que je me suis fait ch… à passer l’aspirateur dans toute la maison et tout ça pour rien !

 

M. : J’en ai bien peur !

 

C. (dégoûté) : C’était bien la peine !

 

M. : Mais j’ai une bonne nouvelle pour toi : hier, j’ai acheté des sacs aspirateurs tout neufs. Je vais en mettre un nouveau dès ce soir dans l’aspirateur ce qui fait que demain soir , tu pourras me faire une surprise en nettoyant toute la maison. Et cette fois, l’aspirateur marchera du feu de dieu !

 

 

Par maguy
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