Bruits
Moi : Chéri, chéri, réveille-toi !
Chéri : Humpf… qu’est-ce qui se passe ?
Moi : Tu as entendu ?
Chéri : Quoi ?
M. : Mais ce bruit, là. Tu as entendu ?
C. : Je n’ai rien entendu. Si tu veux savoir, j’étais en train de faire un très beau rêve dans lequel tu portais un déshabillé très sexy et…
M. : Mais écoute, il y a encore eu un bruit !
C. : Quel bruit ?
M. : Mais un bruit, enfin ! Une espèce de craquement. Je l’ai entendu plusieurs fois.
C. : Tais-toi, laisse-moi écouter.
Quelques minutes passent
C. : Je n’entends rien.
M. : Mais moi, je suis sûre d’avoir entendu quelque chose. Tu devrais aller voir.
C. : Oh non, s’il te plaît, je n’ai vraiment pas envie !
M. : Mais puisque je te dis que j’ai entendu des bruits !
C. : Et ces bruits venaient du garage, c’est ça ?
M. : Ah, tu vois que tu as entendu, toi aussi !
C. : Je n’ai rien entendu, je te l’ai dit !
M. : Mais alors comment pouvais-tu savoir que le bruit venait du garage ?
C. : Simple déduction. Tu as appris hier que ta cousine s’était fait cambrioler et que les voleurs étaient entrés par le garage. Et cette nuit, tu entends des bruits bizarres.
M. : Je ne vois pas le rapport.
C. : Ce que j’essaie de te dire c’est que ces fameux bruits viennent peut-être de ton imagination et que ce qui est arrivée à ta cousine peut t’avoir influencée.
M. : Mais je t’assure que j’ai vraiment entendu quelque chose.
C. : Ecoute, c’est une vieille maison, c’est normal qu’il y ait parfois du bruit.
M. : Mais je serai plus tranquille si tu allais vérifier.
Mon chéri pousse un gros soupir et se lève.
Moi : Attends. Où vas-tu ?
C. : En bien, vérifier l’origine de ces bruits comme tu me l’as demandé.
M. : Mais si ce sont des cambrioleurs, qu’est-ce que tu vas faire ?
C. : Je leur dirais : « Messieurs les cambrioleurs, bonsoir ! Pourriez-vous reposer les objets que vous avez dans les mains et sortir de la maison s’il vous plaît ? Merci bien ! »
M. : Quoi ? Tu es cinglé !
C. : Mais je n’aurai rien à dire puisqu’il n’y a pas de cambrioleurs.
M. : Mais comment peux-tu en être sûr ?
C. : Parce que même s’il y en avait eu, tes hurlements les ont fait fuir, maintenant.
M. : Mais…
C. : D’autre part, je ne vois pas qui pourrait être assez fou pour venir voler ici alors que le voisin a une maison deux fois plus grande que la nôtre. En plus, je te rappelle que nous avons une alarme et elle ne s’est pas déclenchée.
M. : C’est vrai, tu as raison. Je suis ridicule. Il n’y a pas de cambrioleurs.
Mon Chéri se recouche, très content.
M. : Mais tu ne pourrais pas aller voir quand même ?
