La commère
Lorsque nous en avons le courage, Mon Chéri ou moi nous levons un peu plus tôt le matin afin d’aller à la boulangerie et d’avoir du pain frais pour le petit déjeuner. Nous avons près de chez nous une boulangerie qui fait du pain délicieux. Seul bémol : la vendeuse qui a la langue un peu trop bien pendue.
Mon Chéri entre dans la cuisine en portant le pain.
Moi : Tu en as mis du temps.
Chéri : C’est encore la boulangère qui ne voulait plus me lâcher. J’étais le seul client alors évidemment, elle a commencé à discuter.
Moi : Qu’est-ce qu’elle a encore raconté ?
C. : Elle a dit qu’elle me trouvait très courageux de me lever aussi tôt le matin pour venir chercher le pain. Elle a dit que tu avais beaucoup de chance et que son mari ne ferait jamais ça.
M. : Mais enfin, de quoi est-ce qu’elle se mêle ?
C. : Elle a dit aussi qu’elle ne t’avait pas vu depuis plusieurs semaines, que c’était sûrement parce que tu avais plus de mal à te lever le matin. Mais que d’un autre côté, c’était plus facile pour moi, parce qu’à partir d’un certain âge, une femme ne peut pas sortir comme ça dans la rue, qu’elle devait prendre le temps de se maquiller et tout ça..
M. : Oh, mais attends un peu ! Demain, je me lève à l’aube et j’irai lui dire deux mots à cette…
C. : Elle a dit aussi que la dernière fois qu’elle t’avait vue, elle avait adoré le petit haut noir et le pantalon que tu portais.
M. : C’est vrai ?
C. : Oui, elle a dit que la plupart des femmes ne pouvaient pas porter ce genre de vêtements, que ça montrait leurs bourrelets mais que toi, ça t’allait très bien. Elle aimerait beaucoup avoir une silhouette comme la tienne. Et tu ressembles à Marion Cotillard.
M. : Oh, elle est vraiment gentille, je l’adore. Demain, j’irai la voir pour discuter un peu, moi aussi !