Vendredi 12 décembre 5 12 /12 /Déc 02:23

Mon Chéri rentre du travail. Après les retrouvailles, il monte se changer.

 

Chéri (de la salle de bains: Mais qu’est-ce que ça fait là, ça ? Chérie, viens voir.

 

Moi : Oui ?

 

Chéri : Qu’est-ce que ce tournevis fait dans la salle de bains ?

 

Moi : Un tournevis ? Ah oui, tiens, c’est bizarre.

 

Chéri : Il n’est pas venu tout seul, je suppose.

 

Moi : En tout cas, moi, je ne l’ai pas apporté.

 

Chéri : Alors qui ? Le père Noël ?

 

Moi : Peut-être. Tu avais mis un tournevis sur ta liste, toi ?

 

C. : Bon allez, ça suffit, à qui est ce tournevis ?

 

M. : A M. S., le voisin. Et pour ta gouverne, je te signale que le robinet est maintenant réparé, ce que tu n’avais même pas remarqué, apparemment.

 

C. : Tu as été dérangé le voisin pour ça ??!

 

M. : Toi, ça fait deux semaines que je te demande de t’en occuper, chaque jour, tu me disais que tu me disais oui et tu ne faisais rien. Ca ne pouvait plus durer, la baignoire n’arrêtait pas de goutter, ça m’empêchait de dormir la nuit !

 

C. : N’importe quoi, de la chambre, on n’entendait pas le bruit des gouttes.

 

M. : Mais moi, je savais qu’elles tombaient, ça me stressait, et je ne pouvais pas dormir !

 

C. : Mais j’allais m’en charger. Justement, je comptais le faire ce soir.

 

M. : C’est exactement ce que tu as dit dix autres soirs et après tu trouvais toujours une excuse bidon pour ne pas le faire.

 

C. : Une excuse bidon ? J’ai eu énormément de travail, je te signale.

 

M. : C’est quand même marrant comme tu as toujours énormément de travail chaque fois qu’une corvée se profile à l’horizon. Je vais finir par croire que ta société a un micro dans notre salon.

C. : N’empêche que ça ne pressait pas. Tu aurais pu attendre que je m’en occupe.

 

M. : Mais je ne comprends pas pourquoi tu en fais tout un fromage. Je t’ai débarrassé d’une corvée, tu devrais m’en être reconnaissant au contraire.

 

C. : Reconnaissant du fait que tu as encore été pleurer chez le voisin que je te laissais toujours tomber et que tu ne t’en sortais pas toute seule ?

 

M. : Mais non, pas du tout. Simplement, je l’ai rencontré par hasard, nous avons discuté, et je ne sais même plus comment, j’en suis venue à mentionner la baignoire et…

 

C. : Où l’as-tu rencontré par hasard ?

 

M. : Pardon ?

 

C. : A quel endroit as-tu rencontré le voisin par hasard ?

 

M. : Mais je ne sais plus, devant chez lui, je crois.

 

C. :; Et que faisait-il devant chez lui ?

 

M. : Mais c’est un véritable interrogatoire. Du calme, Columbo, on n’est pas sur une scène de crime, que je sache.

 

C. : Laisse-moi deviner : Il était devant chez lui parce que tu as appuyé sur la sonnette de sa porte d’entrée.

 

M. : Hum… c’est possible.

 

C. : Ce qui a un tout petit peu aidé le hasard de la rencontre. Et ensuite, tu as dû lui raconter que comme toujours je t’avais laissé en plan.

 

M. : Ah non, je n’ai pas du tout dit ça !

 

C. : Alors qu’est-ce que tu as encore été raconter?

 

M. : Que… que tu n’y arrivais pas.

 

C. : Quoi ? Tu lui as dit que j’étais incapable de réparer un robinet qui fuit ?! Mais tu n’as pas honte de mentir comme ça ?

 

M. : Je n’appellerais pas ça un mensonge.

 

C. : Et tu dirais comment alors ?

 

M. : Une anticipation.

 

C. : Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

M. : Enfin, Chéri, reconnais que tu as été un peu ambitieux de penser que tu pourrais réparer un robinet. Rappelle-toi ce qui s’est passé avec le lustre du couloir. Tu pensais que c’était qu’un jeu d’enfant, qu’il n’y avait qu’un fil à changer. Résultat, tu t’es pris un coup de jus, l’électricien qui est venu t’a dit que tu avais foutu un beau merdier et que c’était l’installation qui était défectueuse !

 

C. (boudeur) : Mais là, ça n’a rien à voir avec l’électricité.

 

M. : Ecoute, Chéri, ne te vexe pas, s’il s’agissait de trouver l’intégrale d’une fonction, je ferais tout de suite appel à toi mais là je ne crois pas que tu t’y connaisses davantage en plomberie qu’en électricité.

 

C. : Et qu’est-ce qui te fait croire que le voisin s’y connaît plus que moi ?

 

M. : Voyons, le fait qu’il ait une formation en plomberie, peut-être ?

 

C. : Il a été plombier ?

 

M. : Ah mais c’est vrai que je ne t’ai pas raconté, tu vas voir, c’est une histoire absolument géniale. Il a commencé par faire une formation en plomberie quand il a rencontré…

 

C. : Ah non, je sens que ça va encore être une de ces histoires interminables dont tu as le secret.

 

M. : Mais pas du tout, tu vas voir, c’est une très belle histoire : il était donc plombier quand il a rencontré celle qui allait devenir son épouse……

 

NB : Oui, là, je m’arrête car c’est une longue histoire et j’ai déjà assez mal aux doigts comme ça. Je vais vous la faire très courte : il a changé de métier par amour pour sa femme. Sur ce

 

That’s all folks

Par maguy - Publié dans : Les tâches ménagères
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Jeudi 11 décembre 4 11 /12 /Déc 01:43
Aujourd'hui, pour accompagner mon article, j'ai choisi une illustration du blog très sympa de Diglee que je vous recommande : http://diglee.canalblog.com/

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Comme elle, parfois, les réactions de Mon Chéri par rapport aux belles actrices me fait parfois bondir.

 

Par exemple, ce soir-là, avant une sortie au cinéma

 

Chéri : Alors, qu’est-ce qu’on va voir ?

 

Moi : Je ne sais pas… Ah, si, Clémence a été voir le Journal d’une baby-sitter, ça lui avait bien plu, je crois.

 

Chéri : Ah oui, j’en ai entendu parler : c’est avec la belle Scarlett Johansson, non ?

 

Moi : La « belle » Scarlett Johansson ? Comment ça la BELLE Scarlett Johansson ?

 

Chéri (comprenant sa bévue) : Euh… Non mais euh… je voulais dire…

 

Moi : Explique-moi donc ce prodige !

 

Chéri : Quel prodige ?

 

Moi : D’habitude, tu ne te rappelles même pas du nom des actrices . C’est du genre : ah oui il y a cette actrice, je ne sais plus comment elle s’appelle, tu sais, celle qui avait joué avec cet acteur dont je ne sais plus le nom dans ce film où un dingue coupe des têtes à tout le monde. Mais là, non seulement tu as retenu son nom mais en plus c’est la « belle » Scarlett Johansson. Qu’est-ce qu’elle a de spécial, cette fille pour te faire un effet pareil ?

 

Chéri : Non, mais je disais ça comme ça, mais elle est beaucoup moins jolie que toi.

 

M. : Tu penses vraiment que je suis prête à gober n’importe quoi.

 

C. : Mais non, je t’assure que je le pense.

 

M. : Au train où tu vas, bientôt, tu vas m’affirmer que tu la trouves moche.

 

C. : Non, ce n’est pas du tout ce que j’ai dit.

 

M. : Ah, je le savais ! Tu la trouves plus belle que moi !

 

C. : Non

 

M. : Si

 

C. : Non

 

M. : Si

 

C : Mais non. J’ai simplement fait remarque qu’elle était mignonne. J’ai encore le droit de trouver d’autres femmes mignonnes, non ? D’ailleurs, toi-même, l’autre jour, tu as dit que tu trouvais Eva Longoria  « trop belle ».

 

M. : Oui, mais ce n’est pas pareil. Tu as le droit de regarder certaines actrices et de les trouver jolies mais pas Scarlett Johansson. Tiens, tu ne voudrais trouver belle Julia Roberts ou Cate Blanchett plutôt ?

 

C. : Je ne comprends pas pourquoi elles, je peux et pas Scarlett Johansson.

 

M. : Parce que Scarlett Johansson est plus jeune que moi, voilà. Je t’autorise à regarder un peu les actrices plus âgées mais pas les plus jeunes que moi, c’est clair ?

 

C. : Je ne vois pas trop à quoi ça rime. De toute façon, jeune ou vieille, j’ai autant de chances de rencontrer ces femmes que de faire l’ascension du Kilimandjaro, tu en es consciente ?

 

M. : Oui, c’est vrai.

 

C. : Alors, c’est un peu ridicule, tout ça, non ?

 

M. : Oui, peut-être, je le reconnais.

 

C. : Bon alors on va voir Journal d’une baby-sitter ?

 

M. : Ah non, alors là, non, certainement pas !

 

C. : Mais tu avais dit….

 

M. : Pour que tu puisses tranquillement mater la belle Scarlett Johansson pendant deux heures ?  Pas question, mets-toi bien ça dans le crâne !

Par maguy - Publié dans : Les loisirs - Communauté : Blabla de fille
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Mercredi 10 décembre 3 10 /12 /Déc 02:12

Dans chaque couple, je crois, il existe des mots maudits : ceux qui vous semblent assez anodins, que vous dites sans trop réfléchir mais qui ont le don de déclencher chez votre partenaire un accès de colère et tout à coup vous voilà au milieu d’un dialogue que vous ne maîtrisez plus du tout.

 

Comme ce jour, il y a bien longtemps, où j’avais dit à Mon Chéri ces mots : «  Mais tu ne fais jamais ce que je veux ! » et qu’il est complètement parti au quart de tour.

 

Chéri : Je ne fais jamais ce que tu veux ? JE NE FAIS JAMAIS CE QUE TU VEUX !! Alors ça, c’est la meilleure de l’année ! Et moi, qu’est-ce que je devrais dire !

 

Moi : Comment ça ?

 

Chéri : Venant de toi, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité !

 

Moi : Ca t’ennuierait d’être un peu plus clair ?

 

Chéri : Je ne fais peut-être pas toujours ce que tu veux mais toi tu fais toujours le contraire de ce que je veux. Au point que parfois, je me demande si nous parlons bien la même langue !

 

Moi : Quoi ?

 

C. : Mais je pense que c’est plutôt une sorte de réflexe de Pavlov inversé chez toi. Je te dis quelque chose et paf ! tu fais exactement l’inverse.

 

M. : Mais je n’ai jamais fait ça !

 

C. : Ah, alors là, c’est le bouquet ! Rien qu’hier soir par exemple (il me regarde d’un air entendu)

 

M. : Quoi, hier soir ?

 

C. : Ne me dis pas que tu as déjà oublié !

 

M. : Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles. Tu pourrais me donner un petit indice ?

 

C. : D’accord : c’était pendant le dîner.

 

M. : Je ne vois toujours pas.

 

C. : Mais enfin, le coup de la salade de haricots !

 

M. : Cette petite chose !

 

C. : Tu admettras tout de même que c’est une illustration parfaite de ton attitude toujours contraire à mes désirs !

 

M. : Je ne sais même plus exactement ce qui s’est passé !

 

C. : Ah, une petite crise de sénilité précoce ? Je vais te rafraîchir la mémoire, moi ! Nous étions en train de dîner, tu me demandes si je veux encore de la salade de haricots, je te réponds NON MERCI et là tu balances le reste de la salade dans mon assiette.

 

M. : Je ne vois pas où est le problème.

 

C. : Le problème, c’est que je t’avais bien précisé que je ne voulais plus de salades de haricots. D’ailleurs, tu sais très bien que je n’aime pas trop ça, les haricots.

 

M. : Mais il fallait la finir, il ne restait plus que deux cuillérées, je n’allais pas remettre ça dans le frigo.

 

C. : Tu n’avais qu’à la finir, toi.

 

M. : J’en avais déjà pris deux fois et en plus je n’avais plus faim.

 

C. : Mais moi, je n’en voulais plus !

 

M. : Les légumes sont excellents pour la santé.

 

C. : Mais je n’en voulais plus.

 

M. : Il faut manger au moins 5 fruits et légumes par jour et je suis sûre qu’à midi tu n’en manges presque pas dans ton restau d’entreprise.

 

C. : Mais là, je n’en voulais plus.

 

M. : Et puis comme ça, ça te cale un peu avant le dessert et ça t’évite de prendre plusieurs parts de gâteau.

 

C. : N’empêche, je ne voulais plus de salade de haricots.

 

M. : Bon ça va maintenant, tu ne vas pas faire tout un pataquès pour deux minuscules cuillérées de haricots.

 

C. : Deux énormes cuillérées à soupe, plutôt. Mais là n’est pas la question. Même si ç’avait été une demi cuillérée à café, c’était pareil.

 

M. : Alors, elle est où, la question ?

 

C. : Pourquoi fais-tu contraire de ce que je dis ?

 

M. : Si au lieu de demander, je t’avais dit de terminer le plat, tu l’aurais fait ?

 

C. : Mais non !

 

M. : Alors, tu vois, toi non plus, tu ne fais jamais ce que je dis ! C’est bien ce que je disais et c’est moi qui ai commencé, alors n’essaie pas de détourner la conversation.

 

 

 

Par maguy - Publié dans : Dans la cuisine - Communauté : Relations amoureuses
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Mardi 9 décembre 2 09 /12 /Déc 02:23

Chargée comme une mule, je débarque dans la cuisine.

 

Moi : Chéri, tu peux m’aider à sortir les courses de la voiture ? Il reste encore quelques sacs.

 

Très serviable, Mon Chéri se dirige vers la voiture et revient peu après, portant le reste des sacs.

 

Chéri : Mais qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Il y a beaucoup plus de produits que d’habitude.

 

Moi : Oui, peut-être un peu, c’est possible.

 

Je continue l’opération déballage-rangement des aliments. Mon Chéri s’approche pour m’aider.

 

Moi : Non, ce n’est pas le peine, je peux m’en sortir toute seule, tu sais.

 

Chéri : Mais ça ne me dérange pas, je n’ai rien de spécial à faire. Et comme ça, ce sera plus vite fini.

 

Quelques minutes plus tard

 

Chéri (sortant plusieurs fromages d’un sac) : Mais enfin qu’est-ce que c’est que tout ça ?

 

Moi : Du fromage.

 

Chéri : Oui, j’avais bien remarqué, mais…

 

Mon Chéri s’attaque au sachet à côté qui contient lui aussi du fromage en grande quantité.

 

Chéri : Mais enfin quoi ? Tu donnes une raclette-party cette semaine et je ne suis pas au courant ?

 

Moi : Mais non.

 

C. : Alors, tu veux ouvrir une fromagerie ici ?

 

M. : Ne sois pas stupide.

 

C. : Mais explique-toi voyons. Pourquoi as-tu acheté tous ces fromages ? Tu veux sponsoriser les produits laitiers ?

 

M. : Non, je… c’est vrai qu’on ne mange pas assez de produits laitiers. Tu sais, ça contient du calcium, c’est excellent pour les os. Le médecin a dit un jour à ma grand-mère que c’était sûrement à cause de sa grande consommation de fromage qu’elle n’avait pas d’ostéoporose.

 

C. : Et c’est pour ça que tu as acheté tellement de fromage qu’on n’aura pas assez de place dans le frigo pour tous les mettre ?

 

M. : Mais si, il suffira de pousser un peu le reste, voilà tout.

 

C. : Et pourquoi as-tu limité les produits laitiers aux fromages ? Pourquoi n’as-tu pas acheté aussi plus de yaourts et de lait, toi qui répètes toujours que le fromage est le plus gras des produits laitiers ?

 

M. : Eh bien, je…

 

C. : Et si tu ne me donnais plutôt la vraie raison ?

 

M. : C’est à cause du vendeur de la fromagerie.

 

C. : Pardon ? Ne me dis pas que c’est parce qu’il est jeune, beau et sexy comme ce nouveau pharmacien chez qui tu es allé six fois en deux jours ?

 

M. : Non, pas du tout. Ce vendeur-là n’était pas vraiment beau. Il n’était même pas jeune, en fait.

 

C. : Alors, qu’avait-il de spécial ?

 

M. : Si je te le dis, tu vas encore te moquer de moi.

 

C. : Ca ne m’étonnerait pas.

 

M. : Alors je ne te le dirai pas.

 

C. : D’accord, je te promets de ne pas me moquer de toi.

 

M. : Juré ?

 

C. : Juré-craché.

 

M. : Bon, voilà ce qui s’est passé. Au rayon fromagerie du supermarché, il y avait plusieurs personnes dans la file d’attente. Et là, le vendeur s’approche et dit : « Alors, c’est à qui le tour ? A la jeune fille ? » Au début, je n’étais pas sûre qu’il s’adressait à moi mais tout de suite après il s’est penché vers moi et m’a dit : « Alors, ce sera quoi, mademoiselle ? » Et c’est là, que j’ai craqué et que j’ai pris de presque tous les fromages de la vitrine.

 

C. : Mais je ne comprends toujours pas pourquoi.

 

M. : Mais enfin, tu as bien entendu ce que je t’ai dit ? Il m’a appelé jeune fille et mademoiselle !

 

C. : Et alors ?

 

M. : Et alors, c’est la première fois que quelqu’un m’appelle comme ça depuis au moins 3 ou 4 ans. La première fois qu’une vendeuse m’a appelée madâââme, j’ai failli faire une crise cardiaque. Je me suis progressivement faite à l’idée que c’était la fin de ma jeunesse, de mon innocence, tout ça… Et voilà un homme qui trouve que j’ai encore l’air d’une jeune fille !

 

C. : Pff, mais ce n’est pas possible, ce que tu es naïve !

 

M. : Qu’est-ce que tu veux dire ?

 

C. : Tout ça, c’était des boniments pour que tu achètes sa marchandise !

 

M. : Tu crois ?

 

C. : Mais c’est évident ! Il t’aurait appelé « votre Altesse » s’il avait pensé que ça te ferait acheter plus de fromages.

 

M. : Oh, le sale hypocrite ! Je vais y retourner et lui balancer tous ces fromages à la tête !

 

C. : Ah, non, surtout pas ! Tu t’es déjà ridiculisée une fois aujourd’hui, ça suffit !

 

M. : Mais alors, qu’est-ce qu’on va faire de tous ces fromages ?

 

C. : Il aurait peut-être fallu réfléchir à ça avant de les acheter.

 

M. : Je sais ! Il suffit de dire que ce sont nos cadeaux de Noël et de les offrir à tout le monde !

 

C. : Oui, excellente idée, comme ça l’année prochaine on ne sera plus invités nulle part, surtout que si on les garde jusqu’au 24, les fromages vont avoir une belle odeur bien forte !

 

M. : Mais alors qu’est-ce qu’on va en faire ?

 

C. : On trouvera déjà une solution. Mais la prochaine fois, je t’en supplie, réfléchis avant d’acheter !

 

M. : Mais moi, au moins, je n’ai pas acheté deux kilos du légume que je déteste le plus uniquement parce que la vendeuse avait une belle poitrine et un décolleté plongeant !

 

Par maguy - Publié dans : Dans la cuisine - Communauté : Encore plus d'humour
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Lundi 8 décembre 1 08 /12 /Déc 02:22

Arrêtés à un feu

 

Moi : Chéri, tu dois y aller, c’est vert !

 

Chéri (démarre) : Ah oui, c’est vrai.

 

Moi : Quand le feu passe au vert, on doit avancer.

 

Chéri : Oui, je le savais.

 

Moi :  Feu rouge : on s’arrête. Feu vert : on passe.

 

C. : Je m’en souvenais vaguement mais merci pour ce rappel du code de la route.


M. : Il faut faire attention, je ne serai pas toujours avec toi dans la voiture pour te rappeler à l’ordre.

 

C. (incrédule) : Tu ne penses quand même pas sérieusement que j’avais vraiment oublié la signification du feu vert ?

 

M. : Non, mais tu es souvent distrait en voiture !

 

C. : Moi, distrait ?

 

M. : Mais oui, on dirait que tu es toujours en train de penser à autre chose. Tiens là, par exemple, tu penses à quoi ?

 

C. : A rien.

 

M. : On ne peut pas penser à rien. Penser que l’on ne pense à rien, c’est déjà penser à quelque chose.

 

C. (largué) : Euh… moui…c’est possible mais là je ne pensais vraiment à rien.

 

M. : Tu ne pourrais pas penser un peu à moi, pour changer ?

 

C. : Quand je suis arrêté à un feu ?

 

M. : N’importe quand ! Tu ne penses jamais à moi. Je suis sûre que si on compte le nombre de minutes que tu consacres à penser à moi, je viens bien après tes maths, tes jeux vidéos, ta sœur et encore un tas d’autre chose.

 

C. : Mais c’est complètement faux !

 

M. : D’accord. Alors quand as-tu pensé à moi pour la dernière fois ?

 

C. : Euh…

 

M. : Tu vois, tu ne t’en souviens même plus. Qu’est-ce que je disais ?

 

C. : Mais si, je pensais à toi à l’instant justement.

 

M. : Quand à l’instant ?

 

C. : Eh bien, là au feu. C’est d’ailleurs pour ça que je ne l’ai pas vu passer au vert.

 

 

M. : Oui, c’est ça. Et moi, je suis la reine d’Angleterre.

 

C. : Mais je t’assure que…

 

M. : Parfois, on dirait vraiment que tu me prends pour une idiote !

 

C. : Mais pourquoi est-ce que tu refuses de me croire ?

 

M. : Dans ce cas, pourquoi n’as-tu pas dit tout de suite que tu pensais à moi ?

 

C. : Mais c’est toi qui m’a déconcentré avec ces histoires de code de la route et de pensées.

 

M. : Oui, bien sûr, très plausible comme explication.

 

C. (se tournant vers moi) : Parfois, je suis très préoccupé par ton manque de confiance en moi. Pourquoi pars-tu systématiquement du principe que j’essaie de ….

 

M. : Là, le feu rouge, le feu rouge mais freine, freine !

 

Mon Chéri écrase la pédale de frein et parvient de justesse à s’arrêter.

 

M. : Mais enfin tu es inconscient, regarde la route quand tu conduis !

 

C. : C’est ce que je ferais si tu n’étais pas continuellement en train de me taper sur les nerfs !

 

M. : Bon, maintenant que tu es arrêté, profites-en :  regarde-moi dans les yeux, et répète moi ce que tu as dit tout à l’heure comme quoi tu pensais à moi, tout ça.

 

C. (me regarde) : Au feu, je pensais à toi. C’est pour ça que je ne l’ai pas vu passer au vert.

 

M. : Ah, tu mens, tu mens ! Je le savais, je le savais !

 

C. : Mais je viens de te dire…

 

M. : Tu as serré les lèvres.

 

C. : Et alors ?

 

M. : Tu serres toujours les lèvres quand tu mens : comme ça (je l’imite). Je t’ai souvent observé.

 

C. : Et tu n’as pas observé que je le faisais aussi quand je ne mentais pas ? Tu ne peux pas conclure que je mens à partir de cet unique indice.

 

M. : Oh, tu essaies de m’embrouiller, là !

 

C. : Mais non, pas du tout, je t’explique juste que…

 

M. : Mais vas-y, vas-y !

 

C. : Vas-y quoi ? Je t’ai déjà dit que je pensais à toi quand j…

 

M. : Mais non, pas ça, vas-y démarre, c’est vert ! Ah, franchement on se demande à quoi tu penses. Heureusement que je suis là, hein ?

 

 

 

Par maguy - Publié dans : En voiture - Communauté : foll-ouf
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