Dans la cuisine

Mercredi 10 décembre 2008

Dans chaque couple, je crois, il existe des mots maudits : ceux qui vous semblent assez anodins, que vous dites sans trop réfléchir mais qui ont le don de déclencher chez votre partenaire un accès de colère et tout à coup vous voilà au milieu d’un dialogue que vous ne maîtrisez plus du tout.

 

Comme ce jour, il y a bien longtemps, où j’avais dit à Mon Chéri ces mots : «  Mais tu ne fais jamais ce que je veux ! » et qu’il est complètement parti au quart de tour.

 

Chéri : Je ne fais jamais ce que tu veux ? JE NE FAIS JAMAIS CE QUE TU VEUX !! Alors ça, c’est la meilleure de l’année ! Et moi, qu’est-ce que je devrais dire !

 

Moi : Comment ça ?

 

Chéri : Venant de toi, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité !

 

Moi : Ca t’ennuierait d’être un peu plus clair ?

 

Chéri : Je ne fais peut-être pas toujours ce que tu veux mais toi tu fais toujours le contraire de ce que je veux. Au point que parfois, je me demande si nous parlons bien la même langue !

 

Moi : Quoi ?

 

C. : Mais je pense que c’est plutôt une sorte de réflexe de Pavlov inversé chez toi. Je te dis quelque chose et paf ! tu fais exactement l’inverse.

 

M. : Mais je n’ai jamais fait ça !

 

C. : Ah, alors là, c’est le bouquet ! Rien qu’hier soir par exemple (il me regarde d’un air entendu)

 

M. : Quoi, hier soir ?

 

C. : Ne me dis pas que tu as déjà oublié !

 

M. : Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles. Tu pourrais me donner un petit indice ?

 

C. : D’accord : c’était pendant le dîner.

 

M. : Je ne vois toujours pas.

 

C. : Mais enfin, le coup de la salade de haricots !

 

M. : Cette petite chose !

 

C. : Tu admettras tout de même que c’est une illustration parfaite de ton attitude toujours contraire à mes désirs !

 

M. : Je ne sais même plus exactement ce qui s’est passé !

 

C. : Ah, une petite crise de sénilité précoce ? Je vais te rafraîchir la mémoire, moi ! Nous étions en train de dîner, tu me demandes si je veux encore de la salade de haricots, je te réponds NON MERCI et là tu balances le reste de la salade dans mon assiette.

 

M. : Je ne vois pas où est le problème.

 

C. : Le problème, c’est que je t’avais bien précisé que je ne voulais plus de salades de haricots. D’ailleurs, tu sais très bien que je n’aime pas trop ça, les haricots.

 

M. : Mais il fallait la finir, il ne restait plus que deux cuillérées, je n’allais pas remettre ça dans le frigo.

 

C. : Tu n’avais qu’à la finir, toi.

 

M. : J’en avais déjà pris deux fois et en plus je n’avais plus faim.

 

C. : Mais moi, je n’en voulais plus !

 

M. : Les légumes sont excellents pour la santé.

 

C. : Mais je n’en voulais plus.

 

M. : Il faut manger au moins 5 fruits et légumes par jour et je suis sûre qu’à midi tu n’en manges presque pas dans ton restau d’entreprise.

 

C. : Mais là, je n’en voulais plus.

 

M. : Et puis comme ça, ça te cale un peu avant le dessert et ça t’évite de prendre plusieurs parts de gâteau.

 

C. : N’empêche, je ne voulais plus de salade de haricots.

 

M. : Bon ça va maintenant, tu ne vas pas faire tout un pataquès pour deux minuscules cuillérées de haricots.

 

C. : Deux énormes cuillérées à soupe, plutôt. Mais là n’est pas la question. Même si ç’avait été une demi cuillérée à café, c’était pareil.

 

M. : Alors, elle est où, la question ?

 

C. : Pourquoi fais-tu contraire de ce que je dis ?

 

M. : Si au lieu de demander, je t’avais dit de terminer le plat, tu l’aurais fait ?

 

C. : Mais non !

 

M. : Alors, tu vois, toi non plus, tu ne fais jamais ce que je dis ! C’est bien ce que je disais et c’est moi qui ai commencé, alors n’essaie pas de détourner la conversation.

 

 

 

Par maguy
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Mardi 9 décembre 2008

Chargée comme une mule, je débarque dans la cuisine.

 

Moi : Chéri, tu peux m’aider à sortir les courses de la voiture ? Il reste encore quelques sacs.

 

Très serviable, Mon Chéri se dirige vers la voiture et revient peu après, portant le reste des sacs.

 

Chéri : Mais qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Il y a beaucoup plus de produits que d’habitude.

 

Moi : Oui, peut-être un peu, c’est possible.

 

Je continue l’opération déballage-rangement des aliments. Mon Chéri s’approche pour m’aider.

 

Moi : Non, ce n’est pas le peine, je peux m’en sortir toute seule, tu sais.

 

Chéri : Mais ça ne me dérange pas, je n’ai rien de spécial à faire. Et comme ça, ce sera plus vite fini.

 

Quelques minutes plus tard

 

Chéri (sortant plusieurs fromages d’un sac) : Mais enfin qu’est-ce que c’est que tout ça ?

 

Moi : Du fromage.

 

Chéri : Oui, j’avais bien remarqué, mais…

 

Mon Chéri s’attaque au sachet à côté qui contient lui aussi du fromage en grande quantité.

 

Chéri : Mais enfin quoi ? Tu donnes une raclette-party cette semaine et je ne suis pas au courant ?

 

Moi : Mais non.

 

C. : Alors, tu veux ouvrir une fromagerie ici ?

 

M. : Ne sois pas stupide.

 

C. : Mais explique-toi voyons. Pourquoi as-tu acheté tous ces fromages ? Tu veux sponsoriser les produits laitiers ?

 

M. : Non, je… c’est vrai qu’on ne mange pas assez de produits laitiers. Tu sais, ça contient du calcium, c’est excellent pour les os. Le médecin a dit un jour à ma grand-mère que c’était sûrement à cause de sa grande consommation de fromage qu’elle n’avait pas d’ostéoporose.

 

C. : Et c’est pour ça que tu as acheté tellement de fromage qu’on n’aura pas assez de place dans le frigo pour tous les mettre ?

 

M. : Mais si, il suffira de pousser un peu le reste, voilà tout.

 

C. : Et pourquoi as-tu limité les produits laitiers aux fromages ? Pourquoi n’as-tu pas acheté aussi plus de yaourts et de lait, toi qui répètes toujours que le fromage est le plus gras des produits laitiers ?

 

M. : Eh bien, je…

 

C. : Et si tu ne me donnais plutôt la vraie raison ?

 

M. : C’est à cause du vendeur de la fromagerie.

 

C. : Pardon ? Ne me dis pas que c’est parce qu’il est jeune, beau et sexy comme ce nouveau pharmacien chez qui tu es allé six fois en deux jours ?

 

M. : Non, pas du tout. Ce vendeur-là n’était pas vraiment beau. Il n’était même pas jeune, en fait.

 

C. : Alors, qu’avait-il de spécial ?

 

M. : Si je te le dis, tu vas encore te moquer de moi.

 

C. : Ca ne m’étonnerait pas.

 

M. : Alors je ne te le dirai pas.

 

C. : D’accord, je te promets de ne pas me moquer de toi.

 

M. : Juré ?

 

C. : Juré-craché.

 

M. : Bon, voilà ce qui s’est passé. Au rayon fromagerie du supermarché, il y avait plusieurs personnes dans la file d’attente. Et là, le vendeur s’approche et dit : « Alors, c’est à qui le tour ? A la jeune fille ? » Au début, je n’étais pas sûre qu’il s’adressait à moi mais tout de suite après il s’est penché vers moi et m’a dit : « Alors, ce sera quoi, mademoiselle ? » Et c’est là, que j’ai craqué et que j’ai pris de presque tous les fromages de la vitrine.

 

C. : Mais je ne comprends toujours pas pourquoi.

 

M. : Mais enfin, tu as bien entendu ce que je t’ai dit ? Il m’a appelé jeune fille et mademoiselle !

 

C. : Et alors ?

 

M. : Et alors, c’est la première fois que quelqu’un m’appelle comme ça depuis au moins 3 ou 4 ans. La première fois qu’une vendeuse m’a appelée madâââme, j’ai failli faire une crise cardiaque. Je me suis progressivement faite à l’idée que c’était la fin de ma jeunesse, de mon innocence, tout ça… Et voilà un homme qui trouve que j’ai encore l’air d’une jeune fille !

 

C. : Pff, mais ce n’est pas possible, ce que tu es naïve !

 

M. : Qu’est-ce que tu veux dire ?

 

C. : Tout ça, c’était des boniments pour que tu achètes sa marchandise !

 

M. : Tu crois ?

 

C. : Mais c’est évident ! Il t’aurait appelé « votre Altesse » s’il avait pensé que ça te ferait acheter plus de fromages.

 

M. : Oh, le sale hypocrite ! Je vais y retourner et lui balancer tous ces fromages à la tête !

 

C. : Ah, non, surtout pas ! Tu t’es déjà ridiculisée une fois aujourd’hui, ça suffit !

 

M. : Mais alors, qu’est-ce qu’on va faire de tous ces fromages ?

 

C. : Il aurait peut-être fallu réfléchir à ça avant de les acheter.

 

M. : Je sais ! Il suffit de dire que ce sont nos cadeaux de Noël et de les offrir à tout le monde !

 

C. : Oui, excellente idée, comme ça l’année prochaine on ne sera plus invités nulle part, surtout que si on les garde jusqu’au 24, les fromages vont avoir une belle odeur bien forte !

 

M. : Mais alors qu’est-ce qu’on va en faire ?

 

C. : On trouvera déjà une solution. Mais la prochaine fois, je t’en supplie, réfléchis avant d’acheter !

 

M. : Mais moi, au moins, je n’ai pas acheté deux kilos du légume que je déteste le plus uniquement parce que la vendeuse avait une belle poitrine et un décolleté plongeant !

 

Par maguy
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Jeudi 27 novembre 2008

 

 

 

 

Avent

 

 

Aujourd'hui mon article est illustré par un dessin provenant du blog génial de Pénélope Jolicoeur  : Ma vie est tout à fait fascinante , dont je suis une grande fan. Pénélope est aussi  à l'origine de la création du site monbeausapin.org dont j'avais déjà parlé ici.

Ah la gourmandise ! J’ai l’impression qu’elle est à l’origine de bien des situations amusantes dans les couples, comme par exemple, chez nous, un certain soir de septembre…

 

Mon Chéri rentre du travail.

 

Chéri : Bonsoir, chérie.

 

Moi (mâchant et avalant rapidement) : Bchoir.

 

Chéri : Qu’est-ce que tu manges ?

 

Moi : Rien.

 

Chéri : Comment ça rien ? Je t’ai vue à l’instant, tu mâchais quelque chose.

 

Moi : Bon d’accord, je mangeais un Mars.

 

C. : Un Mars ? Tiens, j’en mangerais bien un, moi aussi. Je vais aller m’en chercher.

 

M. : Non.

 

C. : Comment ça, non ?

 

M. : Ce n’est pas bon pour toi. Tu es déjà assez gros comme ça, tu n’as pas besoin de kilos supplémentaires.

 

C. : Quoi ?

 

M. : Si tu as faim, tu n’as qu’à manger une pomme. C’est bien meilleur pour la santé. Tu sais qu’on doit manger au moins 5 fruits et légumes par jour.

 

C. : Ah, je vois. Je ne peux pas manger de Mars mais toi tu as le droit d’en manger, c’est bon pour toi ?

 

M. : Tout à fait. D’abord, j’ai mangé plein de légumes à midi, ce qui n’est pas ton cas, j’en suis sûre : quand je ne suis pas là pour te surveiller, tu manges n’importe quoi. En plus, les femmes ont davantage besoin de chocolat que les hommes, c’est bien connu.

 

C. : Qui dit ça ?

 

M. : John Gray.

 

C. : Qui ?

 

M. : Le type qui a écrit Les Hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus. Selon lui, les femmes ont besoin de sérotonine : c’est l’hormone du bien-être, de la satisfaction. Or, le chocolat augmente la production de sérotonine dans le corps. Je mange donc du chocolat parce que j’en ai besoin.

 

C. : Oui, eh bien moi aussi, j’en ai besoin. Je vais donc aller sur le champ me chercher une bonne barre de Mars.

 

(Mon Chéri commence à fouiller dans le placard aux sucreries.)

 

Chéri : Mais où as-tu mis la boîte des Mars, je ne la trouve pas ?

 

Moi : Il n’y a plus de Mars.

 

C. : Comment ça, il n’y en a plus ?

 

M. : Je viens de terminer la boîte.

 

C. : Quoi ? Mais il en restait au moins 2 ou 3.

 

M. (gênée) : Oui, c’est possible.

 

C. : Tu as mangé tout ça ? Espèce de goinfre, je comprends mieux maintenant pourquoi je n’étais pas censé m’en approcher.

 

M. : Tu ne comprends rien du tout. J’ai eu une journée hyper-stressante, il me fallait absolument une bonne dose de relaxation, surtout avec la soirée qui s’annonce.

 

C. : Quelle soirée ? On a quelque chose de particulier de prévu ce soir ?

 

M. : Justement, non. Une soirée en tête-à-tête avec toi, n’importe qui aurait besoin d’un supplément de sérotonine pour tenir le coup !

 

 

 

Par maguy
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Mercredi 12 novembre 2008

Hier soir

 

Moi (grand sourire) : Chéri, aujourd’hui, j’ai décidé d’être très gentille et de te cuisiner tout ce qui te ferait plaisir. Alors qu’est-ce que tu veux ?

 

Chéri : Ah, je ne sais pas. Prépare ce que tu veux.

 

Moi : Mais enfin, il doit bien y avoir des plats que tu aimes plus que d’autres, qui te feraient particulièrement envie

 

Chéri : J’aime tout ce que tu cuisines.

 

M. : Je te remercie mais tu as sûrement un plat préféré : tout le monde a un plat préféré.

 

C. : Ecoute, je te fais confiance, je suis sûr que tu vas cuisiner quelque chose de délicieux.

 

M. : Pourquoi est-ce que tu refuses de jouer le jeu ?

 

C. : Quel jeu ?

 

M. : Il s’appelle « aujourd’hui je cuisine le dîner parfait à mon homme » et il n’y a qu’une règle : tu dois me dire quels sont tes plats préférés.

 

C. : J’ai le droit de dire ce que je veux ?

 

M. : Ce que tu veux ?

 

C. : Et tu ne vas pas me sauter à la gorge si la réponse ne te convient pas ?

 

M. : Mais enfin, est-ce que j’ai déjà fait ça ?

 

C. : Hum…

 

M. : D’accord, d’accord je ne vais pas m’énerver.

 

C. : Promis ?

 

M. : Promis.

 

C. : Alors voilà : ce que j’adorerais manger, ce serait de la charcuterie, des frites et pour le dessert une mousse au choco… (il surprend mon regard noir) Quoi, qu’est-ce qu’il y a ?

 

M. : Tu le fais exprès là, avoue ?

 

C. : Mais tu as dit que je pouvais dire ce que je voulais.

 

M. : Je parlais d’un menu pas d’un programme de sélection à la plus jeune victime d’infarctus du monde !

 

C. : OK, alors j’adore aussi les vol-au-vents, tu sais avec ta bonne sauce aux champignons.

 

(Je le dévisage d’un air exaspéré)

 

C. : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a encore ? C’est trop gras ça aussi ?

 

M. : Comment veux-tu que je trouve des vol-au-vents à cette heure-ci ? Tu crois que j’ai une baguette magique ?

 

C. : Je pensais que tu pourrais les faire de tes blanches mains ?

 

M. : Chéri, je suis très flattée de l’image que tu as de mon talent culinaire amis au risque de dégringoler de mon piédestal, je dois t’avouer une chose. Je ne sais pas faire la croûte des vol-au-vents et je ne l’ai jamais faite. Je les achète à la boulangerie. Or, à cette heure-ci, la boulangerie est fermée et les supermarchés aussi mais de toute façon ceux du supermarché doivent être beaucoup moins bons. Je crains donc qu’une difficulté technique m’empêche d’accéder à ta demande. Il va falloir que tu trouves autre chose.

 

C. : Bon, tu n’as qu’à préparer des spaghettis à la bolognaise et une salade.

 

(Nouvel air scandalisé de ma part)

 

C. : Quoi? Il y a encore une difficulté technique ? On est en pénurie de spaghettis, peut-être ?

 

M. : Non, je peux parfaitement préparer ce repas. C’est juste que…

 

C. : Que quoi ?

 

M. : Que ça manque parfaitement d’originalité, voilà ! Des spaghettis à la bolognaise, j’en fais au moins une fois par semaine !

 

C. : Eh bien, disons que c’est mon plat préféré !

 

M. : Mais…

 

C. : Pas de mais ! C’est mon plat préféré, un point c’est tout !

 

M. : C’est quand même toujours pareil !

 

C. : Qu’est-ce que tu veux dire ?

 

M. : J’essaie d’être un peu gentille et de sortir de la routine habituelle mais toi tu ne fais aucun effort et tu manques totalement d’imagination !

 

 

Par maguy
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Mercredi 22 octobre 2008

Lorsque nous en avons le courage, Mon Chéri ou moi nous levons un peu plus tôt le matin afin d’aller à la boulangerie et d’avoir du pain frais pour le petit déjeuner. Nous avons près de chez nous une boulangerie qui fait du pain délicieux. Seul bémol : la vendeuse qui a la langue un peu trop bien pendue.

                                                                                          

Mon Chéri entre dans la cuisine en portant le pain.

 

Moi : Tu en as mis du temps.

 

Chéri : C’est encore la boulangère qui ne voulait plus me lâcher. J’étais le seul client alors évidemment, elle a commencé à discuter.

 

Moi : Qu’est-ce qu’elle a encore raconté ?

 

C. : Elle a dit qu’elle me trouvait très courageux de me lever aussi tôt le matin pour venir chercher le pain. Elle a dit que tu avais beaucoup de chance et que son mari ne ferait jamais ça.

 

M. : Mais enfin, de quoi est-ce qu’elle se mêle ?

 

C. : Elle a dit aussi qu’elle ne t’avait pas vu depuis plusieurs semaines, que c’était sûrement parce que tu avais plus de mal à te lever le matin. Mais que d’un autre côté, c’était plus facile pour moi, parce qu’à partir d’un certain âge, une femme ne peut pas sortir comme ça dans la rue, qu’elle devait prendre le temps de se maquiller et tout ça..

 

M. : Oh, mais attends un peu ! Demain, je me lève à l’aube et j’irai lui dire deux mots à cette…

 

C. : Elle a dit aussi que la dernière fois qu’elle t’avait vue, elle avait adoré le petit haut noir et le pantalon que tu portais.

 

M. : C’est vrai ?

 

C. : Oui, elle a dit que la plupart des femmes ne pouvaient pas porter ce genre de vêtements, que ça montrait leurs bourrelets mais que toi, ça t’allait très bien. Elle aimerait beaucoup avoir une silhouette comme la tienne. Et tu ressembles à Marion Cotillard.

 

M. : Oh, elle est vraiment gentille, je l’adore. Demain, j’irai la voir pour discuter un peu, moi aussi !

 

 

Par maguy
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