Les loisirs

Jeudi 11 décembre 2008
Aujourd'hui, pour accompagner mon article, j'ai choisi une illustration du blog très sympa de Diglee que je vous recommande : http://diglee.canalblog.com/

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Comme elle, parfois, les réactions de Mon Chéri par rapport aux belles actrices me fait parfois bondir.

 

Par exemple, ce soir-là, avant une sortie au cinéma

 

Chéri : Alors, qu’est-ce qu’on va voir ?

 

Moi : Je ne sais pas… Ah, si, Clémence a été voir le Journal d’une baby-sitter, ça lui avait bien plu, je crois.

 

Chéri : Ah oui, j’en ai entendu parler : c’est avec la belle Scarlett Johansson, non ?

 

Moi : La « belle » Scarlett Johansson ? Comment ça la BELLE Scarlett Johansson ?

 

Chéri (comprenant sa bévue) : Euh… Non mais euh… je voulais dire…

 

Moi : Explique-moi donc ce prodige !

 

Chéri : Quel prodige ?

 

Moi : D’habitude, tu ne te rappelles même pas du nom des actrices . C’est du genre : ah oui il y a cette actrice, je ne sais plus comment elle s’appelle, tu sais, celle qui avait joué avec cet acteur dont je ne sais plus le nom dans ce film où un dingue coupe des têtes à tout le monde. Mais là, non seulement tu as retenu son nom mais en plus c’est la « belle » Scarlett Johansson. Qu’est-ce qu’elle a de spécial, cette fille pour te faire un effet pareil ?

 

Chéri : Non, mais je disais ça comme ça, mais elle est beaucoup moins jolie que toi.

 

M. : Tu penses vraiment que je suis prête à gober n’importe quoi.

 

C. : Mais non, je t’assure que je le pense.

 

M. : Au train où tu vas, bientôt, tu vas m’affirmer que tu la trouves moche.

 

C. : Non, ce n’est pas du tout ce que j’ai dit.

 

M. : Ah, je le savais ! Tu la trouves plus belle que moi !

 

C. : Non

 

M. : Si

 

C. : Non

 

M. : Si

 

C : Mais non. J’ai simplement fait remarque qu’elle était mignonne. J’ai encore le droit de trouver d’autres femmes mignonnes, non ? D’ailleurs, toi-même, l’autre jour, tu as dit que tu trouvais Eva Longoria  « trop belle ».

 

M. : Oui, mais ce n’est pas pareil. Tu as le droit de regarder certaines actrices et de les trouver jolies mais pas Scarlett Johansson. Tiens, tu ne voudrais trouver belle Julia Roberts ou Cate Blanchett plutôt ?

 

C. : Je ne comprends pas pourquoi elles, je peux et pas Scarlett Johansson.

 

M. : Parce que Scarlett Johansson est plus jeune que moi, voilà. Je t’autorise à regarder un peu les actrices plus âgées mais pas les plus jeunes que moi, c’est clair ?

 

C. : Je ne vois pas trop à quoi ça rime. De toute façon, jeune ou vieille, j’ai autant de chances de rencontrer ces femmes que de faire l’ascension du Kilimandjaro, tu en es consciente ?

 

M. : Oui, c’est vrai.

 

C. : Alors, c’est un peu ridicule, tout ça, non ?

 

M. : Oui, peut-être, je le reconnais.

 

C. : Bon alors on va voir Journal d’une baby-sitter ?

 

M. : Ah non, alors là, non, certainement pas !

 

C. : Mais tu avais dit….

 

M. : Pour que tu puisses tranquillement mater la belle Scarlett Johansson pendant deux heures ?  Pas question, mets-toi bien ça dans le crâne !

Par maguy
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Dimanche 7 décembre 2008

Après le repas chez les parents de Mon Chéri.

 

Moi : Chéri, c’est vrai ce que ta mère m’a raconté ? Il paraît que quand tu étais jeune, tu faisais des tours de magie avec des cartes.

 

Chéri (gêné) : Euh, oui c’est possible.

 

Moi : Oh, s’il te plaît montre-les moi. J’adore les tours de magie.

 

Chéri : Pas question, je n’ai pas le temps.

 

Moi : Alors juste deux ou trois ?

 

Chéri : Non.

 

Moi : Un seul alors.

 

Chéri : Mais enfin, tu as vaguement entendu parler de la signification du mot « non » ?

 

Moi : Oh, steuplaît   steuplaît   steuplaît   steuplaît  steuplaît   steuplaît   steuplaît…

 

C. (exaspéré) : Bon ça va, ça va.

 

(Il va chercher le paquet de cartes dans le tiroir de la salle à manger)

 

C. (ouvrant le paquet dans sa main) : Bon, choisis une carte au hasard. (Je le fais) Tu la mémorises et tu…

 

M. : Et je ne te la montre pas, oui, je connais le principe.

 

Mon Chéri divise le paquet des cartes restantes en trois tas.

 

C. : Bon, tu poses la carte sur l’un des tas, celui que tu veux.

 

M. : Pourquoi SUR l’un des tas ?

 

C. : Parce que c’est comme ça, c’est le tour.

 

M. : Et si moi je voulais la poser à l’intérieur d’un tas ?

 

.C. : Alors, le tour ne va pas marcher

 

M. : Mais sur le tas, c’est trop facile. Tu sais où elle est, maintenant il te suffit de la retourner et de demander : « c’est celle-là ? »

 

C. : Tu te doutes bien que le tour n’est pas fini.

 

M. : Et si je la posais sur un tas, et qu’ensuite je bâtais les cartes du tas ?

C. : NON, tu la poses sur un tas, c’est tout !

 

M. : Bon mais ça me semble un peu facile et…

 

C. : POSE CETTE FOUTUE CARTE SUR UN TAS !!!

 

Je pose ma carte sur un des tas. Mon Chéri prend celui d’à côté dans la main.

 

C. : Et maintenant je vais…. Ah ben non, là c’est pas possible, si je pose ce tas sur ton tas, ta carte va être recouverte et pourtant il me semble bien que c’est ce que je dois faire mais il doit y avoir quelque chose d’autre à faire avant mais je ne me souviens plus de ce…

 

M. : Chéri ?

 

C. : Attends une seconde… (Reprenant son soliloque) Oui, bien sûr j’ai dû sauter une étape mais laquelle ? La carte doit être posée sur le tas, ça c’est fait, et ensuite on empile les tas, ah mais non c’est pas possible que la carte soit en haut du tas et alors…

 

M. : Tu sais je…

 

C. : Mais tais-toi, tu ne vois pas que je réfléchis ? alors, hum-hum-hum ça oui, c’est fait et après hum-hum oui…

 

M. : Tu en as encore pour longtemps ? Parce que ça devient encore un peu ennuyeux, là.

 

C. : Bon d’accord, je mets ce tas-là sur le tas où tu as posé la carte et par dessus encore le troisième tas. Maintenant, souffle sur le paquet de cartes. Et là, je retourne la première carte (après une brève hésitation) C’était ta carte ?

 

M. : Pas du tout.

 

C. (embêté) : Oui, c’est bien ce que je pensais. Je me disais bien que j’avais dû faire une erreur quelque part. J’ai dû oublier de faire un truc et du coup ça ne marche pas.

 

M. : Il est nul, ton tour.

 

C. : C’est juste que je ne me souviens plus de tous les détails. J’ai réfléchi mais pas moyen de retrouver ce que j’ai oublié. Ca m’énerve !

 

M. : Qui t’avait appris ce tour ?

 

C. : Mon frère.

 

M. : Tu n’as qu’à l’appeler et lui demander de te le réexpliquer.

 

C. : Ah, non ! Il va encore se moquer de moi.

 

M. : Mais sinon, tu ne sauras pas comment faire ton tour.

 

C. : Ce n’est pas ce qui va m’empêcher de dormir.

M. : Mais moi, si ! J’ai très très envie que tu fasses apparaître la carte en haut du tas.

 

C. : Mais peut-être que je vais retrouver la solution, à force de chercher.

 

M. : Oui, dans trente ans. Moi, j’aimerais bien que tu l’aies tout de suite. De toute façon ; tu ne devais pas demander quelque chose à ton frère, au sujet du réveillon?

 

C. : Si.

 

M. : Alors, vas-y, appelle-le, et dans la foulée, glisse une allusion au tour de magie.

 

C. : Tu es sûre que…

 

M. : Allez, fais-le.

 

Mon Chéri prend son portable et appelle son frère. J’entends des bribes de la conversation, et entre autre

 

Chéri : Ah oui, alors je fais semblant de remettre les cartes en ordre sur les tas et là j’en profite pour transférer la carte sur le tas qui va se retrouver en haut de la pile en la cachant avec la main, oui, oui, je me souviens…

 

Après la conversation téléphonique, Mon Chéri retourne vers les cartes.

 

Chéri : Ca y est, je sais comment faire le tour. Viens je vais te montrer.

 

Moi : Non, merci, je n’ai plus envie.

 

C. : Comment ça, tu n’as plus envie ?

 

M. : Oui, moi ce que j’aime c’est voir les tours, être surprise et essayer de comprendre où est le truc. Mais là, je t’ai entendu au téléphone, je connais déjà le truc, je sais ce que tu vas faire, alors maintenant c’est sans intérêt.

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

Par maguy
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Jeudi 4 décembre 2008

Quand Mon Chéri rentre ce soir-là, je suis assise à l’ordinateur. Après l’habituel bisou, il se penche pour regarder l’écran.

 

Moi (tentant vainement de dissimuler l’écran avec les mains) : Mais qu’est-ce que tu fabriques ?

 

Chéri : Je voulais juste voir ce que tu faisais.

 

Moi : Eh bien, je t’ordonne d’arrêter tout de suite. Regarde immédiatement ailleurs.

 

Chéri : Mais pourquoi tu t’énerves comme ça ?

 

Moi : Parce que je ne supporte pas qu’on viole mon intimité!

 

Chéri : Pardon ?

 

Moi : Il ne t’est pas venu à l’idée que ce sur quoi je travaillais était peut-être privé, que je n’avais pas envie que tu le voies ?

 

C. : Mais…

 

M. : Qu’est-ce que tu dirais si je t’espionnais comme ça, si je venais regarder l’écran de ton ordinateur sans prévenir quand tu es dessus ?

 

C. : Mais Chérie, tu le fais, tu le fais même très souvent.

 

M. : Euh… oui c’est possible mais uniquement parce que tu ne m’as jamais dit que ça t’ennuyait.

 

C. : Tu ne me l’as jamais dit non plus.

 

M. : Bon, eh bien maintenant je te le dis, ça m’ennuie que tu viennes regarder par-dessus mon épaule comme ça, sans demander avant.

 

C. : Très bien, message reçu.

 

Quelques minutes plus tard

 

C. : Je peux quand même te demander quelque chose ?

 

M. : Essaie toujours.

 

C. : Qu’est-ce que tu fais sur E-bay ? Tu veux vendre quelque chose aux enchères ?

 

M. : Et voilà, tu recommences à fourrer ton nez dans mes affaires.

 

C. : Pardon. (petite pause). Tu n’essaies pas de vendre le caméscope, quand même ?

 

M. : Qu’est-ce qui te fait penser ça ?

 

C. : Eh bien, le fait que tu étais sur e-bay à la page des caméscopes.

 

M. : Mais est-ce que je ne viens pas de te dire que… Oh et puis zut, de toute façon, tu vas t’en apercevoir maintenant.

 

C. : M’apercevoir de quoi ?

 

M. : Je n’arrive pas à trouver un caméscope identique dans mes moyens et ça fait déjà une heure que je cherche.

 

C. : Pourquoi veux-tu trouver un caméscope identique ?

 

M. : …

 

C. : QU’EST-CE QUE TU AS FAIT A NOTRE CAMESCOPE ?

 

M. : Oh, ça va, ne commence pas à t’énerver, c’était un accident !

 

C. : Quel accident ?

 

M. : Eh bien, cet après-midi, je l’ai amené au centre équestre pour filmer Nathalie. Tu te souviens, je t’ai dit qu’elle voulait envoyer un film d’elle à cheval à sa sœur qui habite en Guadeloupe.

 

C. : Et alors ? Un des chevaux l’a piétiné ?

 

M. : Mais non, je fais toujours très attention en présence des chevaux. Non, c’est après. Et c’est entièrement la faute de Nathalie.

 

C. : C’est-à-dire ?

 

M. : Après, on est restées à discuter sur le parking et là elle m’à appris une nouvelle absolument stupéfiante. Est-ce que tu savais que la semaine dernière Christophe…

 

C. : Oui, alors là, ça ne m’intéresse pas trop ce qu’a fait Christophe la semaine dernière. Raconte-moi plutôt ce qui est arrivé au caméscope.

 

M. : Oui, bon, j’y arrive mais il faut que tu comprennes que j’étais tellement surprise quand j’ai appris que Christophe…

 

C. : LE CAMESCOPE !!

 

M. : Ben, comme je n’arrêtais pas de penser à cette histoire avec Christophe, je l’ai oublié.

 

C. : Au centre équestre ?

 

M. : Non, sur le toit de la voiture au moment où je démarrais.

 

C. : Non, mais c’est pas possible, mais tu n’en rates pas une, toi !

 

M. : Pas la peine de t’énerver comme ça, j’ai essayé de réparer, je voulais trouver un caméscope identique pour que tu ne voies pas la différence mais je n’en trouve pas.

 

C. : Bon, peut-être que l’assurance nous le remboursera.

 

M. : Oh, c’est vrai ? Je n’y avais pas pensé.

 

C. : J’ai dit peut-être mais il faudra sûrement payer une franchise. Et évite de raconter que tu l’as oublié sur le toit de la voiture, ça ne les inciterait pas à payer.

 

M. : Chéri ?

 

C. : Quoi ?

 

M. : Je suis vraiment désolée.

 

C. : Oui, je sais mais ça ne change rien.

 

M. : Non, c’est vrai mais… quand même, maintenant, tu ne veux pas savoir ce qui s’est passé avec Christophe ?

 

Par maguy
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Lundi 1 décembre 2008

Aujourd’hui, j’aimerais vous narrer un souvenir vieux d’il y a un peu plus d’un an : une pendaison de crémaillère. J’aime beaucoup sortir avec Mon Chéri et aller chez des amis mais il y a un hic : une attention de tous les instants est requise de ma part pour empêcher Chéri qui a parfois la langue un peu trop bien pendue de raconter ce qu’il ne faut pas aux personnes qu’il ne faut pas.

Comme cette fois-là par exemple : profitant d’un court moment de distraction, Mon Chéri sort de mon champ de vision. Je me mets à sa recherche et finis par le retrouver au milieu d’un groupe de personnes qu’il régale visiblement d’une histoire hilarante. En m’approchant, je l’entends qui termine son récit : « Et à ce moment-là, le flic recule et nous laisse partir, non mais vous le croyez ça, vous le croyez ? »

 

Moi (crispée) :   Chéri, tu peux venir une seconde, j’ai un mot à te dire.

 

Chéri :   Ah, tu es là, viens, justement je leur racontais ce qui nous était arrivé l’été dern…

 

Moi :   Oui, je suis sûre que c’est très intéressant mais je dois te parler tout de suite. C’est urgent !

 

Avant qu’il ait le temps d’ajouter un mot, je l’attrape par le bras et l’entraîne loin du groupe.

 

Moi :   Je t’en supplie, dis-moi que tu ne leur as pas raconté ce que je crains que tu leur aies raconté ?

 

Chéri : Ca dépend, qu’est-ce que tu crains que j’aie raconté ?

 

Moi : La fois où j’étais complètement b… euh où j’avais un petit peu trop bu et qu’on a été arrêtés par la police.

 

Chéri (ravi) : Mais oui, c’est exactement ça ! Et je peux te dire qu’il ont adoré cette histoire.

 

Moi (la tête dans les mains) :    Je le savais, je le savais ! Oh, mais tu ne peux pas te servir une fois de temps en temps de l’organe qui se situe à l’intérieur de ton crâne et qu’on appelle « cerveau ».

 

Chéri :   Mais…

 

Moi :   C’est toujours pareil avec toi ! Je détourne les yeux pendant 5 minutes et pendant ce court laps de temps, tu réussis à commettre une gaffe monumentale !

 

Chéri :   Mais je…

 

Moi :   Oh, je parie que dans deux, trois jours maximum, ma mère va débarquer  à la maison pour me tuer.

 

Chéri : Est-ce que…

 

Moi :   Mais je te préviens, j’ai l’intention de tout nier. Je lui dirai que cette histoire sort de ton imagination délirante ou que c’est toi qui avais trop bu.

 

Chéri :   Mais enfin…

 

Moi :   Non, mieux, je dirai que c’était une de tes ex qui était dans la voiture, mais que toi, avec ta mémoire d’oiseau-mouche, tu as tout mélangé, comme d’habitude !

 

Chéri (sur le point d’exploser:   Et maintenant est-ce que tu aurais la bonté de m’expliquer ce que ta mère vient faire dans cette histoire ? Elle n’était pas dans le groupe à qui j’ai raconté cette histoire, sinon je pense quand même que je l’aurais remarqué. Elle n’est même pas dans cette maison, si ?

 

Moi : Ma mère, ici ? Bien sûr que non, personne ne la connaît ici.

 

Chéri :   Alors explique-moi par quel miracle, elle entendrait parler de cette histoire sous prétexte que je l’ai racontée ce soir ?

 

Moi (haussant les épaules) :   Le lien est pourtant évident.

 

Chéri :   Pas pour moi. Si tu pouvais être un peu plus claire ?

 

Moi :   Qui était au milieu du groupe devant lequel tu exerçais tes talents de conteur tout à l’heure ? Gérard.

 

Chéri :   Oui, mais je ne vois pas…

 

Moi :   Et Gérard vit avec Aurélie, tu me suis toujours ?

 

Chéri :   Oui, je la connais aussi mais…

 

Moi :   Aurélie travaille à la SNCF dans le même service que Maria. Elles sont collègues de travail.

 

Chéri (paumé) : Qui est Maria ?

 

Moi : Maria est la cousine de Géraldine.

 

Chéri : Ca, ça m’avance beaucoup.

 

Moi : Géraldine est la nièce d’Albert J….

 

Chéri : Mais enfin de qui est-ce que tu parles ?

 

Moi :   M. Albert  J.., le voisin de maman, celui qui se précipite dehors pour bavarder dès qu’il aperçoit quelqu’un ?

 

Chéri :   Ah, lui ! Mais tu ne veux quand même pas dire que c’est à travers cette « chaîne » que ta mère va entendre parler de cette histoire !

 

Moi : Il n’y a que 5 personnes dans cette  « chaîne ». Il suffit que Gérard le dise à Aurélie qui le dise à Maria qui le dise à Géraldine qui le dise à son oncle. Ou si Géraldine rendant visite à son oncle rencontre ma mère et lui parle ou…

 

Chéri : Enfin, tu admettras que tout ça est très improbable.

 

Moi : On dirait que tu ne connais pas ma mère. Tu sais très bien qu’elle a toujours eu un sixième sens pour détecter toutes les bêtises que je fais.

 

Chéri : Je continue d’affirmer que la probabilité qu’elle l’apprenne par ce canal est très faible.

 

Moi : De toute façon, tout est de ta faute. A-t-on idée d’aller raconter un truc pareil aux gens ! Tu n’as jamais entendu parler eu proverbe « il faut tourner 7 fois la langue dans sa bouche avant de parler » ? Même indépendamment du fait que ma mère pourrait l’apprendre, cette histoire n’est pas très flatteuse pour moi. Ca me gêne terriblement de savoir que des gens ici sont au courant.

 

Chéri : Ecoute, je suis désolé, je ne voulais pas te mettre dans l’embarras.

 

Moi : Tu l’as fait, pourtant. Je crois que pour notre prochaine sortie, je te préparerais des fiches avec les sujets que tu ne dois surtout pas aborder.

 

 

Maintenant, chers lecteurs, j’aimerais avoir votre opinion. Dois-je ou non raconter la fameuse histoire de cette nuit où j’étais b… très légèrement éméchée et que la police nous a arrêtés ? Je suis indécise : bien que cette histoire soit drôle (c’est du moins ce qu’on m’a dit à maintes reprises), elle est un peu embarrassante et surtout elle est loin de donner le bon exemple.

J’attends vos avis.

Par maguy
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Dimanche 30 novembre 2008

Dimanche dernier, je racontais ma découverte du nouveau coffret de Jean-Jacques Goldman ici. Hier, j’ai enfin pu me le procurer. En fait il contient 1 DVD et 6 CD en imitation vinyle dans les pochettes d’origine. Ce qui a été à l’origine d’une petite difficulté pour moi…

 

Moi : Chéri, au secours, vite, j’ai un problème !

 

Chéri (sortant de son bureau l’air blasé) : Qu’est-ce qu’il y a encore ?

 

Moi : Je n’arrive pas à sortir le CD de sa pochette.

 

Chéri : Comment ça, tu n’arrives pas à le sortir ?

 

Moi : Ben oui, je n’ai jamais eu de CD dans une pochette. Moi j’ai l’habitude des CD dans les boîtiers en plastique : tu ouvres, tu appuies sur le bitonio au milieu et clic ! le CD te saute dans la main. Mais là, il ne veut pas sortir. Je pense que ce CD m’en veut personnellement.

 

Chéri : Ah, je vois, c’est très simple, regarde (il prend une pochette). Tu secoues doucement la pochette, le CD sort un peu, et quand plus de la moitié est sortie, tu peux saisir le CD par le milieu, tu vois ?

 

M. : Ah, d’accord, c’est facile, je vais essayer.

 

Je prends une autre pochette, commence à la secouer doucement. Comme je m’y attendais, rien ne sort.

 

Moi (désespérée) : Ca ne marche pas !!

 

Chéri (me prenant la pochette des mains) : Laisse-moi essayer.

 

Moi (lui arrachant la pochette des mains) : Non, c’est mon CD, je veux le faire toute seule.

 

Je secoue la pochette de plus en plus brutalement, finissant par faire de grands moulinet avec le bras tel  un lanceur de marteau.

 

Moi : Mais tu vas sortir, espèce de sale CD à la …

 

Chéri : Arrête, arrête, il va…

 

A ce moment-là, le CD maudit se décide enfin à sortir en décrivant un magnifique arc de cercle pour atterrir à l’autre bout du salon dans un endroit indéterminé.

 

Moi : Mon CD, mon CD, où est-il passé ?

 

Chéri : Je t’avais bien dit que tu secouais trop fort.

 

Moi : Oh, toi au lieu de me critiquer, aide-moi à le chercher plutôt.

 

Après une recherche rapide qui ne donne rien.

 

Moi : Je crois qu’il est sous le canapé.

 

Chéri : Mais non, il n’est pas du tout tombé par là.

 

M. : Je suis sûre qu’il est tombé sous le canapé.

 

C. : Je te préviens, je ne soulève pas le canapé.

 

M. : Mais pourquoi ?

 

C. : Parce qu’il est beaucoup trop lourd, voilà pourquoi ! Je n’ai pas envie de me faire un tour de reins.

 

M. : Mais juste une minute.

 

C. : Pas question.

 

M. : Juste une seconde, le temps de jeter un coup d’œil pour voir s’il est là ou pas.

 

C. : Bon d’accord, mais vite.

 

Nous nous mettons en position, Chéri derrière le canapé, moi accroupie devant. Chéri soulève le canapé et avant que j’aie le temps de baisser les yeux, le repose sur le sol.

 

M. : Mais ne le repose pas si vite, je n’ai pas eu le temps de regarder !

 

C. : Tu avais dit une seconde, je l’ai soulevé une seconde.

 

M. : Mais c’était une façon de parler, il ne fallait pas prendre ça au pied de la lettre !Soulève-le encore une fois, pour que je puisse voir.

 

Chéri obtempère.

 

C. : Ca y est, je peux le poser ?

 

M. : Non, je n’ai pas encore eu le temps de regarder partout.

 

C. : Mais dépêche-toi, bon sang, c’est lourd.

 

M. : C’est bon, tu peux le reposer.

 

C. (se frottant le bas du dos) : Ca y est, je le savais, j’ai mal au dos.

 

M. : Mais s’il n’est pas sous le canapé, où est-il ?

 

C. : Si ça se trouve, demain, je serais complètement bloqué.

 

M. : Il est peut-être sous le piano.

 

C. : Ah non, n’y pense même pas, je ne soulèverai pas le piano ! De toute façon c’est TON piano, alors débrouille-toi !

 

M. : Oh, je le vois, il est dans la plante verte. Evidemment, un CD noir sur de la terre noire, c’était difficile à voir. Oh, mais maintenant, il est plein de terre, j’espère qu’il n’est pas abîmé.

 

Après un nettoyage minutieux, le CD est placé dans la chaîne hifi afin de vérifier son fonctionnement.

 

M. : Ouf, tout va bien, il marche.

 

C. (boudeur) : Moi, ça va un peu mieux, merci de t’inquiéter autant de ma santé.

 

M. : Mais si, ta santé m’intéresse beaucoup, je t’assure. Je me proposais d’ailleurs de te faire un massage du dos au Synthol.

 

C. (illuminé) : C’est vrai ?

 

M. : Mais d’abord, on va écouter cet album et puis tu me sortiras tous les CD des pochettes. C’est plus sûr, tu ne crois pas ?

Par maguy
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